• Gianni Infantino a renoncé à son projet d’ouvrir la Fifa aux investissements privés.
  • La volonté du patron de la fédération avait suscité une levée de boucliers.

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Face aux nombreuses critiques, Gianni Infantino a renoncé ce samedi 1ᵉʳ août au projet d’ouverture de la Fifa à des investisseurs privés. « Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est devenu clair que le projet a créé des divisions (…) qui ne sont plus dans l’intérêt de l’objectif initial », a reconnu le patron de la Fifa dans un communiqué. 

Fragilisé par la toute récente démission de son conseiller principal, Carlos Cordeiro, Gianni Infantino avait provoqué un tollé en faisant une telle annonce mardi 28 juillet, qui faisait craindre une marchandisation du football sur fond de soupçons de conflit d’intérêt.

« L’unité privilégiée dans l’intérêt du football »

« Notre but a toujours été, et sera toujours, d’unir et de progresser. La proposition ne sera donc pas retenue », promet le communiqué. Le plan de la Fifa, qui visait à porter à dix milliards de dollars le financement du développement du football dans les quatre prochaines années, était vivement critiqué.

La fédération voulait lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars en cédant des parts de la FFE à des privés, qui seraient selon elle restés minoritaires, jusqu’à 20%. Gianni Infantino entendait créer une société, la Fifa Forward Entreprise (FFE), pour permettre à des investisseurs privés de gérer les activités commerciales et événementielles de l’instance du football mondial.

« Le futur du football mondial doit toujours être organisé autour des consultations appropriées, du dialogue collectif et du respect pour les structures de gouvernance de notre sport », a commenté le président de la Confédération asiatique (AFC), Shaikh Salman, appelant à faire preuve de « transparence » à l’avenir pour toute autre initiative d’une telle ampleur. « Nous nous réjouissons du fait que l’unité de toutes les confédérations et fédérations ait été privilégiée dans l’intérêt du football », a écrit sur X la Fédération de football mexicaine.

L’idée a suscité une levée de boucliers, et en particulier de l’UEFA, qui réunit 55 fédérations européennes et compte dans ses rangs sept des dix derniers champions du monde. Elle a menacé jeudi, « à l’unanimité », de ne pas participer aux prochaines compétitions de la Fifa, y compris la Coupe du monde, si l’association n’abandonnait pas le projet. 

« Si l’on vend les joyaux du football à des investisseurs privés, on vend également une partie de ce sport – et surtout son âme », a commenté sur X l’ancien président de l’instance, Sepp Blatter, qui s’est par ailleurs montré critique durant tout le Mondial.

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