- L’ayatollah Ali Khamenei est-il toujours en vie ? Après les frappes israélo-américaines en Iran, le doute subsiste ce samedi 28 février.
- « Il y a de nombreux signes que ce tyran n’est plus », a lancé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou dans la soirée.
- Quoi qu’il en soit, l’opération militaire menée par les deux pays fragilise un peu plus un régime des mollahs déjà affaibli ces derniers mois.
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Moyen-Orient : les États-Unis et Israël frappent l’Iran
L’ayatollah Ali Khamenei est-il toujours en vie ? Sans s’avancer totalement, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé ce samedi 28 février qu’il existait « de nombreux signes
» que le dirigeant ait été tué dans les frappes israélo-américaines menées plus tôt dans la journée sur le territoire iranien.
Une information également annoncée par plusieurs médias iraniens, qui indiquent qu’une « photo du corps
» d’Ali Khamenei aurait été montrée à Benyamin Netanyahou, mais aussi au président américain Donald Trump. Mais, là encore, cet élément n’est pour le moment pas encore confirmé. Seule certitude à ce stade : la résidence du religieux a été presque complètement détruite par les tirs de missiles. Selon Tsahal, sept hauts responsables ont été « éliminés
» lors de cette opération, parmi lesquels le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême. Dans une interview accordée à NBC, Donald Trump a précisé qu’il a « le sentiment
» que les informations sur la mort de Khamenei sont « correctes
« .
« Ça pourrait pousser certains Gardiens de la Révolution à la défection »
En tous les cas, l’opération militaire réalisée conjointement par les deux pays porte un nouveau coup important au régime des mollahs, déjà considérablement affaibli ces derniers mois. Initiée fin décembre, une vague de contestation contre le pouvoir en place s’était étendue à une grande partie de l’Iran début janvier. Des milliers de manifestants et de civils ont été tués dans la répression du mouvement. Au moment de ces exactions, Donald Trump avait déjà menacé à plusieurs reprises Téhéran d’intervention militaire, sans pour autant passer à l’acte. Après avoir un temps privilégié l’option diplomatique, le président américain a finalement choisi de réaliser une opération armée.
Dans ce contexte, la République islamique peut-elle encore tenir ? Si Ali Khamenei était vraiment éliminé, toute la chaîne de commandement pourrait chuter. « Le poids d’une telle élimination n’est pas négligeable
« , explique Maya Khadra, journaliste et spécialiste du Moyen-Orient, dans le sujet du 20H de TF1 à retrouver en tête de cet article. « Ça pourrait pousser certains Gardiens de la Révolution et la police de la répression, les bassidji, à la défection. Frapper la tête de l’hydre a un poids psychologique sur le moral des Gardiens de la Révolution.
«
Pour que le régime périclite, les armes ne suffiront pas. Afin de faire tomber les mollahs, le président américain Donald Trump a appelé dans son allocution les Iraniens à prendre « le contrôle
» de leur « gouvernement
« . Même demande de la part de Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran, et candidat autoproclamé à une éventuelle succession du pouvoir islamique. « La victoire sera forgée par nos propres mains
« , a-t-il déclaré dans un message vidéo ce samedi. « C’est nous, le peuple iranien, qui achèverons ce combat. Le moment de retourner dans la rue approche.
«

