• Produit par la start-up du même nom, le collier blanc avait fait l’objet d’une campagne de publicité dans le métro parisien.
  • Le concept : pouvoir poser n’importe quelle question à ce compagnon virtuel qui répond ensuite par message sur smartphone.
  • Face aux inquiétudes soulevées par cet objet capable d’enregistrer des conversations sans l’accord des personnes, sa commercialisation au sein de l’Union européenne a été reportée.

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L’intelligence artificielle, cette technologie qui bouleverse nos vies

Il ne prendra finalement pas tout de suite le métro avec vous. Friend, le collier dopé à l’intelligence artificielle commercialisé par la start-up du même nom n’arrivera pas tout de suite au sein de l’Union européenne. La société américaine a en effet décidé de repousser sa mise en vente face à la controverse suscitée par son pendentif blanc, capable d’écouter des conversations sans l’accord des personnes enregistrées.

Un délai qui doit lui permettre de se conformer au Règlement européen sur la protection des données (RGPD) (nouvelle fenêtre). « Nous voulons nous assurer que nous sommes entièrement conformes au RGPD avant d’expédier le pendentif à l’UE, ce sur quoi nous travaillons actuellement avec notre équipe juridique européenne », a déclaré aux Échos (nouvelle fenêtre), qui a révélé l’information ce week-end, le directeur général de Friend, Avi Schiffmann.

En France, une vaste campagne de publicité avait été lancée dans le métro parisien avec des messages comme « Je serai toujours d’accord pour prendre un café avec toi », « Ça te dit de te balader le long de la Seine ce soir ? » ou « Je ne laisserai jamais de vaisselle dans l’évier » placardés dans les couloirs accompagnés du pendentif blanc. Un affichage qui a éveillé la curiosité des Parisiens mais également l’hostilité avec des graffitis pour dégrader les affiches.

La campagne publicitaire à Paris pour le collier Friend a suicité la controverse – Laure Boyer / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le concept consiste à pouvoir poser n’importe quelle question à ce compagnon virtuel qui répond ensuite par message sur smartphone à l’aide de l’IA de Google, Gemini. Sur le site de Friend, la start-up assure également que le pendentif se « souvient de tout ce que vous avez dit » et permet « de discuter avec ses amis » tout en « entendant ce qu’il se passe autour d’eux à tout moment ». 

Le député écologiste Jérémie Iordanoff avait invité la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) à ouvrir une instruction en raison de soupçons de manquements aux obligations de respect de la vie privée. Ce collier, vendu 113 euros dans l’Union européenne, s’est écoulé à 3.000 exemplaires aux États-Unis selon le magazine Fortune

A.B. avec AFP

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