« Il y aura une candidature de la gauche réformiste à la présidentielle de 2027 », assure François Hollande
François Hollande a assuré lundi soir qu’il y « aura[it] une candidature de la gauche réformiste » à l’élection présidentielle de 2027, au lendemain d’élections municipales marquées par la question des alliances entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI).
« Il ne faut pas perdre son temps dans je ne sais quelle alliance, dans je ne sais quelle primaire », a déclaré au 20 heures de France 2 l’ancien président, critiquant ouvertement la stratégie du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, favorable à une primaire de la gauche non mélenchoniste. Ce dernier avait par ailleurs dit « comprendre » les choix des candidats socialistes ayant décidé de s’allier avec LFI entre le premier et le second tour des municipales.
M. Hollande a rappelé qu’il avait, lui, plaidé pour qu’il n’y ait pas d’alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon lors de ces scrutins, « surtout quand La France insoumise était en tête ». « Il n’était pas concevable que des socialistes se mettent derrière La France insoumise à Toulouse et à Limoges », deux villes où les listes d’union ont enregistré des défaites, a-t-il estimé.
Pour la présidentielle, « il faut qu’il y ait une candidature socialiste, sociale-démocrate, comme on voudra, c’est-à-dire avec le Parti socialiste, avec Place publique, avec la Convention [le mouvement de l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve], avec la société civile », a martelé François Hollande. « Tous ceux qui veulent qu’il y ait cette offre-là doivent présenter un candidat à l’élection présidentielle », a-t-il ajouté.
Interrogé sur son intention d’être ou non lui-même ce candidat, M. Hollande a une fois de plus éludé, estimant que si cela devait être « une autre personne, ce sera[it] pour gagner l’élection présidentielle ».

