L’un des principaux chefs du Hamas, Khaled Mechaal, à Tunis, le 13 juillet 2012.

Khaled Mechaal, l’un des principaux dirigeants du Hamas, a affirmé, dimanche 8 février, que le mouvement islamiste palestinien ne renoncerait pas à ses armes et refuserait toute domination étrangère sur la bande de Gaza, en dépit des appels à désarmer lancés par Israël et les Etats-Unis.

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« Criminaliser la résistance, ses armes et ceux qui l’ont menée est quelque chose que nous ne devrions pas accepter », a-t-il déclaré, lors d’une conférence à Doha, au Qatar, en ajoutant que l’armement du Hamas était partie intégrante de la « résistance » contre Israël dans les territoires palestiniens.

« Tant qu’il y a une occupation, il y a de la résistance. La résistance est le droit des peuples sous occupation (…). C’est quelque chose dont les nations sont fières », a ajouté M. Mechaal, ancien chef du bureau politique du Hamas qui dirige actuellement le bureau de la diaspora du mouvement.

« Gaza appartient aux habitants de Gaza »

Après la mise en œuvre d’un cessez-le-feu le 10 octobre, le plan du président américain Donald Trump destiné à mettre fin définitivement à la guerre entre Israël et le Hamas est entré à la mi-janvier dans sa deuxième phase, qui prévoit notamment le désarmement du mouvement et le retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza.

Mais le Hamas, qui dirige le territoire depuis 2007, a fait de son désarmement une ligne rouge, tout en n’excluant pas de remettre ses armes à une future autorité aux mains des Palestiniens. Selon des responsables israéliens, le mouvement islamiste dispose encore de 20 000 combattants et de dizaines de milliers d’armes à Gaza. La gouvernance du territoire, ravagé par deux ans de guerre, doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, sous l’autorité du Conseil de la paix présidé par Donald Trump.

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Khaled Mechaal a appelé dimanche le Conseil de la paix à adopter une « approche équilibrée » qui permettrait la reconstruction de Gaza et l’afflux d’aide humanitaire, tout en prévenant que le Hamas n’accepterait pas une « domination étrangère ». « Nous adhérons à nos principes nationaux et rejetons la logique de la tutelle, toute intervention extérieure ou le retour d’un mandat sous quelque forme que ce soit », a-t-il poursuivi. « Les Palestiniens doivent être gouvernés par des Palestiniens. Gaza appartient aux habitants de Gaza et à la Palestine. Nous n’accepterons pas une domination étrangère », a-t-il insisté.

Khaled Mechaal, qui a dirigé le bureau politique du Hamas de 2004 à 2017, apparaît selon plusieurs sources interrogées par l’Agence France Presse (AFP) comme l’un des favoris pour occuper de nouveau ces fonctions, alors que le mouvement prépare des élections internes afin de reconstruire sa direction décimée par la guerre.

Le Monde avec AFP

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