Les Français de moins de 24 ans auront droit, à compter du 1er avril 2025, à un bilan annuel gratuit, sans avance de frais, chez le dentiste.
Ces rendez-vous seront entièrement pris en charge par l’Assurance maladie.
Ils étaient proposés jusque-là seulement tous les trois ans.
Une bonne nouvelle pour les Français de moins de 24 ans. À compter du 1er avril, les enfants et les jeunes adultes auront droit à un bilan annuel chez le dentiste sans avance de frais, comme l’avait annoncé dès novembre l’Assurance maladie, qui accentue ses mesures de prévention dentaire sur les plus jeunes.
Concrètement, les invitations pour l’examen bucco-dentaire « seront désormais envoyées par mail tous les ans au mois anniversaire de l’enfant, sauf à certains âges-clés pour lesquels l’invitation par voie postale sera conservée (à 3, 6, 12 et 18 ans) », précise l’Assurance maladie (nouvelle fenêtre). Le formulaire de prise en charge disparaît et le patient devra seulement présenter au chirurgien-dentiste sa carte Vitale et, le cas échéant, sa carte de complémentaire santé.
Bientôt une « génération sans carie » ?
Jusqu’ici, les 3-24 ans pouvaient déjà disposer d’un bilan gratuit tous les trois ans, une mesure qui profitait à environ deux millions de patients par an, selon l’Assurance maladie. Cette consultation prévoit un examen bucco-dentaire et un entretien de sensibilisation avec le dentiste. Le remboursement inclut également d’éventuels soins qui s’avéreraient nécessaires.
Dans les années qui ont suivi la mise en place de ces consultations gratuites, instaurées en 2006, le taux de jeunes atteints de caries a décliné, une tendance que les autorités sanitaires veulent encore intensifier pour atteindre une « génération sans carie ». C’est donc dans ce but qu’elles comptent accélérer la fréquence de ces bilans gratuits, à compter d’avril.
Le nouveau dispositif doit accorder « une place plus importante aux messages de prévention », indique l’Assurance maladie, avec un bilan de l’état de santé orale du patient « en fonction de ses habitudes de vie » et des « facteurs de risques ». Le praticien pourra également déterminer « la fréquence de suivi nécessaire, en fonction de son risque carieux ».
Un remboursement des soins dentaires plus faible depuis l’an dernier
L’Assurance maladie prévoit par ailleurs de mener plus d’actions de sensibilisation dans les écoles et de chercher à mieux communiquer auprès des publics « les plus éloignés des soins dentaires », par exemple dans les établissements d’éducation prioritaires, afin de toucher les plus modestes.
L’an dernier, l’Assurance maladie a abaissé le taux de remboursements des soins dentaires, en renvoyant une plus large part aux mutuelles qui ont menacé d’augmenter leurs tarifs.