• Les recherches d’iPod sur les plateformes de vente de seconde main et sur les plateformes de produits reconditionnés ont augmenté en 2025.
  • Ces ventes sont poussées par une clientèle jeune qui plébiscite « l’analogique ».
  • Les acheteurs cherchent à écouter de la musique loin des notifications et des algorithmes.

On le pensait mort et enterré depuis la fin de sa production en 2022, mais il fait bel et bien son comeback. Comme les appareils photo numériques, l’iPod (nouvelle fenêtre) retrouve les bonnes grâces de la génération Z, rapportent le New York Times (nouvelle fenêtre) et Axios (nouvelle fenêtre). Ce dernier rapporte une hausse des recherches pour l’iPod Classic de 25% sur eBay entre janvier et octobre 2025, en comparaison à la même période en 2024. Le New York Times, pour sa part, souligne une augmentation de 30% des annonces de « certaines versions du produit » sur la plateforme. Le site de vente d’objets reconditionnés (nouvelle fenêtre) Backmarket enregistre, lui aussi, une hausse des ventes d’iPod au cours des deux dernières années (+15,6% par an), selon le magazine Quartz (nouvelle fenêtre).

Mais pourquoi le baladeur, commercialisé en 2001, retrouve-t-il une certaine popularité, alors même que l’on peut avoir accès à une gigantesque bibliothèque musicale depuis son smartphone ? La nostalgie (nouvelle fenêtre), certes, mais la mode de « l’analogue », aussi ! Depuis plusieurs mois, de nombreux membres de la génération Z plébiscitent sur les réseaux sociaux un retour aux activités (nouvelle fenêtre) et aux modes de consommation des médias « analogiques », comme le tricot, la peinture, les DVD, les vinyles (nouvelle fenêtre)… et l’iPod, donc. Le but est relativement simple : s’éloigner des écrans et des algorithmes pour retrouver un apaisement mental.

Du numérique non connecté

Maxime Irlinger, étudiant montpelliérain de 18 ans qui partage son amour de l’iPod sur TikTok, a par exemple expliqué au New York Times que l’objet lui a permis de découvrir « une nouvelle façon de découvrir la musique » qui lui permet de « ne pas dépendre des algorithmes«  des plateformes de streaming. Dans le journal américain, Natalie Gamez, Floridienne de 26 ans, ajoute que les baladeurs et CD « aidaient à s’évader. J’ai l’impression que les téléphones ne remplissent plus cette fonction, avec les notifications, les réseaux sociaux… Je crois que l’iPod nous rend ça. » Sur les réseaux sociaux, d’autres utilisateurs d’iPod soulignent les économies que le baladeur leur permet de faire, puisqu’ils ne paient plus de plateformes de streaming tous les mois.

Si Apple n’a pas encore commenté cette tendance, Tony Fadell, un des co-créateurs de l’iPod, estime dans le journal : « les gens veulent du numérique qui n’est pas connecté ». Selon lui, s’il faut choisir entre « 1.000 chansons dans sa poche ou une quantité illimitée de chansons mais avec 1.000 notifications par heure », alors les consommateurs ne choisiront pas la deuxième option.

Lara CLERC pour TF1 INFO

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