• Les Gardiens de la révolution iraniens bloquent depuis dix jours le détroit d’Ormuz en représailles aux frappes américano-israéliennes sur son territoire.
  • Près d’une vingtaine de navires commerciaux ont été attaqués.
  • Une cinquantaine d’embarcations ayant des intérêts français sont toujours dans la zone, selon le gouvernement.

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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase

Le détroit d’Ormuz cristallise les tensions au Moyen-Orient. Dix jours après le début de la guerre entre l’Iran et le couple américano-israélien, ce passage du golfe Persique de 55 km de large est en ébullition : une douzaine de bateaux ont signalé des attaques entre le 1ᵉʳ et le 10 mars, puis quatre autres ont été ciblés ces dernières 24 heures. Une source d’inquiétude pour les autorités françaises, qui scrutent les embarcations tricolores dans la région.

Plusieurs navires français sont en effet bloqués dans le détroit d’Ormuz. « 52 ou 53 navires, ayant des intérêts français« , a détaillé ce mercredi Philippe Tabarot, le ministre des Transports. « Une cinquantaine de marins sont toujours présents. Beaucoup, ceux qui le souhaitaient, ont été rapatriés. La cinquantaine encore présente a décidé de rester dans des conditions particulières« , a ajouté le ministre sur France Info.

Un « risque de minage »

S’il n’a pas été nécessaire d’envoyer des marins pour prendre le relais de ceux ayant souhaité quitter la zone, les navires concernés fonctionnent avec « un effectif minimum », a détaillé Philippe Tabarot. « L’objectif est de ne pas circuler dans cette atmosphère si anxiogène« , a estimé le ministre, mettant en avant le « risque de minage » désormais brandi par Téhéran.

Les bateaux toujours coincés derrière le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial, « sont bien identifiés, à l’ancre, au mouillage dans les zones les moins à risque du secteur« , avait expliqué la semaine dernière Laurent Martens, le délégué général d’Armateurs de France. Il s’agit principalement de porte-conteneurs, de navires de services et de navires qui desservent des plateformes pétrolières, a détaillé Laurent Martens. « Un petit nombre » de bateaux destinés au transport de gaz, a également été recensé par Armateurs de France.

Sur la carte MarineTraffic, où l’on peut suivre l’avancée des navires à travers le monde, on discerne des groupes de bateaux à l’arrêt tout au nord près du Koweït, mais aussi près de Dubaï. D’autres groupes distincts de bateaux sont visibles juste devant l’entrée du détroit. La présence de la flotte de commerce iranienne, elle, se situe devant le port iranien de Bandar Abbas, sur l’autre rive du détroit.

T.G.

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