Ruée vers une station d’essence, avant la hausse des prix des carburants, à Nanjing, dans la province du Jiangsu, en Chine, le 9 mars 2026.

« Je travaille la journée, je n’ai que le soir pour faire la queue pour ma moto. Cette guerre est folle, soupire Tuan Hung, Vietnamien de 33 ans, interrogé par l’Agence France-Presse. Tout va renchérir et nos revenus restent les mêmes. » Mardi 10 mars, alors que les autorités iraniennes juraient que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient « jusqu’à nouvel ordre », des milliers de conducteurs de deux-roues faisaient la queue dans les stations du Vietnam, où les prix de l’essence sans plomb ont bondi de plus de 20 % depuis le début de la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran, le 28 février. Des files d’attente également observées au Pakistan, aux Philippines ou encore au Bangladesh, où mardi, les autorités ont déployé des patrouilles de police aux abords des pompes à essence, et l’armée autour des principaux dépôts pétroliers.

Et pour cause : l’Asie est très dépendante des hydrocarbures venant du détroit d’Ormuz, dont le passage est bloqué. « Près de 90 % du GNL [gaz naturel liquéfié] qui y circule en temps normal lui est destiné », expliquent Mark Williams et Shilan Shah, spécialistes de la région au cabinet Capital Economics. Pour le pétrole, la proportion est de 83 %, « avec toutefois, des conséquences très disparates selon les pays », poursuivent-ils.

Il vous reste 89.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version