- La guerre au Moyen-Orient a d’ores et déjà des conséquences économiques partout sur la planète.
- Ce lundi 2 mars, de nombreux États se sont endettés à des taux plus élevés que vendredi dernier.
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Moyen-Orient : les États-Unis et Israël frappent l’Iran
Les taux d’emprunt des États ont fortement augmenté ce lundi 2 mars sur le marché obligataire, la flambée des prix du pétrole et du gaz ravivant les perspectives d’inflation pour les grandes économies mondiales. Vers 17h, le rendement à dix ans des bons du Trésor américain, l’échéance la plus scrutée, bondissait à 4,05% contre 3,94% à la clôture vendredi.
La France également concernée
Les échéances à long terme (trente ans) ou court terme (deux ans) connaissent elles aussi d’importantes variations. Or, ces taux guident les coûts d’emprunt pour les ménages, en particulier pour les achats immobiliers. Lorsque les prix augmentent nettement, les investisseurs exigent des rendements plus élevés pour les obligations afin de compenser l’érosion de la valeur réelle de leur investissement.
L’Europe aussi est emportée par un bond de ses taux. Le rendement de l’emprunt allemand à échéance dix ans, considéré comme la référence européenne, a clôturé ce lundi à 2,7%, contre 2,64% vendredi. Son équivalent français s’établit à 3,29%, contre 3,22% vendredi, et l’italien à 3,36% contre 3,27%. Le rendement britannique à dix ans s’envole quant à lui à 4,37%, contre 4,23% vendredi à la clôture.
Généralement, les obligations d’État des grandes économies mondiales sont recherchées lorsqu’il y a de fortes incertitudes sur les marchés, car elles sont considérées comme des placements sûrs. Leur rendement dégringole alors. Mais ce lundi, d’autres actifs remplissent pour le moment la fonction de valeur refuge, à l’instar du dollar et de l’or, en forte hausse.

