La centrale électrique à cycle combiné gaz-vapeur d’Aprilia, en Italie, le 13 janvier 2026.

L’Italie de la présidente du conseil de droite radicale, Giorgia Meloni, a misé sur le gaz et a secondé, par ses choix diplomatiques, les aspirations dominatrices globales de l’administration américaine. Alors que la guerre voulue par Washington et Israël au Moyen-Orient s’enlise, Rome pourrait en payer durement les effets avec l’augmentation des prix d’une ressource à laquelle l’Italie est lourdement dépendante : le gaz. Le pays, qui paye déjà pour cette raison la facture d’électricité la plus élevée d’Europe, est le plus exposé du Vieux Continent à l’augmentation globale de son coût.

La préférence historique italienne pour le gaz est conforme aux intérêts du groupe national à participation publique des hydrocarbures, ENI, dont l’histoire est inséparable de celle du développement économique italien de l’après-seconde guerre mondiale. Par ailleurs, depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le gouvernement Meloni fait preuve d’une hostilité systématique aux régulations environnementales. Il a négligé l’électrification des véhicules et la transition énergétique au nom de la compétitivité des entreprises à laquelle ces chantiers seraient, selon le récit développé par le pouvoir, dommageables.

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