• Après une flambée spectaculaire lundi, le prix du baril de pétrole a fortement chuté ce mardi.
  • Une baisse de 10% qui s’explique par les propos optimistes de Donald Trump sur la fin de la guerre en Iran.

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Un véritable yo-yo. Les prix du pétrole (nouvelle fenêtre) ont chuté de 10% ce mardi, après des propos de Donald Trump (nouvelle fenêtre) assurant que la guerre avec l’Iran est « quasiment » finie. Les cours du brut ont connu une hausse spectaculaire ces dix derniers jours face aux difficultés d’approvisionnement depuis les pays du Golfe, avec une flambée historique de 30% en quelques heures lundi, avant de modérer leur envolée.

Les prix refluent ce mardi. Vers 3h, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, plongeait de 10,09% à 85,21 dollars. Celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 10,46% à 88,61 dollars. Le Brent avait grimpé lundi en séance jusqu’à 119,50 dollars et le WTI jusqu’à 119,48 dollars, dépassant les 100 dollars pour la première fois depuis 2022.

Le marché a fait volte-face après la déclaration inattendue de Donald Trump en fin de journée lundi, qui a assuré que la guerre était « quasiment » finie auprès d’une journaliste de la chaîne CBS. Les remarques du président américain ont « complètement changé la donne », remarque auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. Pour l’analyste, l’administration Trump « en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût » de la guerre, mais aussi « aux marchés ».

Dans son échange avec la journaliste de CBS, Donald Trump a également dit qu’il « réfléchissait à prendre le contrôle » du détroit d’Ormuz (nouvelle fenêtre). La navigation est paralysée dans ce passage stratégique par lequel transitent environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. Trump a aussi annoncé lundi qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole « afin de réduire les prix ».

Autre signal rassurant : les pays du G7 se sont dit (nouvelle fenêtre) lundi « prêts » à puiser si besoin dans leurs réserves stratégiques (nouvelle fenêtre) de pétrole pour tenter d’atténuer la flambée des prix –sans toutefois décider d’y recourir dans l’immédiat.

« La réunion téléphonique du G7 a suscité un vif intérêt (…) et Trump a ensuite ajouté que le conflit pourrait se terminer plus tôt que prévu (…) Cette conjonction a suffi à faire naître l’espoir d’une certaine normalisation de l’offre et de la logistique », observe Chris Weston, analyste du courtier Pepperstone.

Antoine LLORCA avec AFP

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