- Selon le rapport d’un centre de réflexion américain, l’armée ukrainienne a de plus en plus recours au drone Hornet.
- Cet appareil pouvant parcourir 150 km carbure à l’intelligence artificielle pour optimiser ses performances.
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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année
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L’Ukraine « transforme la nature de la guerre
« . C’est l’un des enseignements tirés par le Center for Strategic and International Studies (nouvelle fenêtre) (CSIS) : dans un rapport publié mercredi, ce dernier met en lumière l’essor d’un drone sur le champ de bataille en Ukraine. Le Hornet, un appareil d’attaque qui fait des ravages dans les rangs de l’armée russe.
Créé par des Américains mais développé en Ukraine, le Hornet a une particularité : le recours à l’IA (nouvelle fenêtre). Les bénéfices sont nombreux, selon le CSIS : « analyser les flux vidéo en direct, de jour comme de nuit ; identifier les cibles russes légitimes grâce à ses algorithmes de détection ; détecter les leurres russes en se basant sur la géométrie, la texture de surface et la signature thermique de la plateforme ; et frapper les cibles russes grâce à l’IA lors de la phase finale du vol, à l’aide d’une ogive intégrée
. »
Aucune connexion satellite
Ce drone d’attaque autonome coûte plus cher que certains de ses concurrents, environ 6.000 dollars. Le prix à payer pour une portée considérable, environ 150 kilomètres, mais aussi son efficacité, le Hornet pouvant transporter une charge de 5 kg.
« Le Hornet et d’autres drones dotés d’IA réduisent la menace que représentent les systèmes de guerre électronique russes en s’appuyant sur une IA embarquée qui ne nécessite pas de connexion satellite, laquelle peut être brouillée
« , précise le CSIS.
La guerre en Ukraine illustre l’importance prise par l’intelligence artificielle dans les conflits, notamment pour l’analyse de renseignements et la sélection de cibles. Outre l’utilisation dans des drones d’attaque et des armes semi-autonomes, l’un des usages les plus connus de ces technologies est la réduction de ce que les militaires appellent la « kill chain », soit le temps entre la détection d’une cible et la frappe.

