Démonstration d’un terminal Starlink, à Makiivka, dans la région de Donetsk, partie de l’Ukraine contrôlée par la Russie, le 11 avril 2025.

L’arrêt des terminaux Starlink semble avoir affaibli l’armée russe sur le front. Le 2 février, un accord a été trouvé entre SpaceX et le ministère de la défense ukrainien pour bloquer l’utilisation illégale, par les forces de Moscou, de dizaines de milliers de ces petites stations mobiles permettant de se connecter à Internet.

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Une « liste blanche » de celles utilisées par l’Ukraine a, par ailleurs, été dressée pour éviter leur désactivation. Le ministre de ‌la défense, Mykhaïlo Fedorov, qui avait contacté Elon Musk à la fin du mois de janvier, a déclaré que ces dernières « fonctionnent et que les terminaux russes ont été bloqués ». Selon Serhi Beskrestnov, un de ses conseillers, l’armée russe a dû suspendre ses attaques dans de nombreux secteurs de la ligne de front. L’état-major ukrainien affirme, de son côté, avoir enregistré une forte baisse de l’activité des assauts, signalant 56 attaques le 5 février, contre 80 à 110 les jours précédents.

Achetée via des pays tiers, la technologie Starlink a permis aux Russes d’améliorer leur coordination tactique, de partager des données en temps réel, d’attaquer des cibles précises, et de renforcer la communication des troupes sur le champ de bataille. Depuis le blocage, les communications sont devenues extrêmement difficiles entre le commandement et les unités sur le terrain. « Or, dans l’armée, la communication est le nerf de la guerre, explique l’expert militaire russe indépendant Iouri Fiodorov. Si le lien est perdu, la capacité de combattre est paralysée. »

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