L’humoriste et chroniqueur Guillaume Meurice, à la sortie de l’audience de son procès contre son ancien employeur, Radio France, au conseil de prud’hommes de Paris, le 10 décembre 2025.

Le conseil de prud’hommes de Paris a décidé, lundi 9 février, de la tenue à venir d’un nouveau procès concernant la rupture de contrat anticipée entre Guillaume Meurice et Radio France, les quatre conseillers prud’homaux n’ayant pas réussi à se mettre d’accord sur une décision. L’affaire sera tranchée par un juge départiteur, un magistrat professionnel, lors d’une nouvelle audience dont la date reste à déterminer, mais qui pourrait intervenir dans un délai de six mois à deux ans. L’humoriste contestait son départ forcé de l’antenne, pour lequel il demandait près de 400 000 euros au groupe radiophonique public.

Tout est parti d’une blague de M. Meurice, le 29 octobre 2023. Au cours d’un sketch portant sur « les déguisements qui font peur » pour Halloween, l’humoriste avait proposé celui du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qu’il avait qualifié de « sorte de nazi mais sans prépuce ». Trois semaines après l’attaque du Hamas du 7-Octobre, la polémique avait rapidement enflé. La direction de Radio France avait alors demandé au salarié de présenter ses excuses, ce qu’il avait refusé de faire, avant de lui notifier un avertissement, au début de novembre. Quelques jours plus tard, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique avait adressé une mise en garde à l’entreprise publique.

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