- Deux hommes ont été condamnés à de la prison ces derniers jours à Mulhouse, dans le Haut-Rhin.
- Des poupées sexuelles d’apparence enfantine avaient été retrouvées après leur arrestation.
Deux hommes ont été condamnés à Mulhouse, dans le Haut-Rhin, pour détention de représentations pédopornographiques après avoir été interpellés suite à l’acquisition en ligne de poupées sexuelles d’apparence enfantine. Ils avaient été arrêtés en décembre 2025 lors d’un coup de filet national suite à un signalement de la Répression des fraudes (DGCCRF) sur les plateformes chinoises de vente en ligne Shein et AliExpress.
L’un d’entre eux, 54 ans, a été condamné ce mercredi 18 mars par le tribunal judiciaire de Mulhouse à 12 mois de détention à domicile, à effectuer sous bracelet électronique, et à un suivi socio-judiciaire de cinq ans. En cas d’inobservation du suivi, il sera condamné à deux ans supplémentaires. Deux poupées ayant l’apparence physique de mineures avaient été saisies lors de la perquisition de son logement, ainsi que des supports de stockage informatique révélant un million de contenus à caractère pédopornographique.
Attiré par des filles de 12 à 14 ans
L’homme, qui travaille dans la vente et la réparation de matériel informatique, s’est défendu en soulignant qu’une partie des images avait été générée avec une intelligence artificielle. Il a reconnu des pratiques masturbatoires avec les deux poupées et des rapports sexuels avec l’une des deux, et a dit être attiré par les « Lolitas », des jeunes filles âgées de 12 à 14 ans. L’expertise psychiatrique a mis en lumière des troubles paraphiliques et pédophiliques, et des troubles obsessionnels. Le spécialiste n’a néanmoins pas conclu à une altération du discernement.
Vendredi dernier, un homme de 58 ans avait également été condamné à un an de prison avec sursis pour « acquisition et détention de l’image ou de la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique ». Des poupées sexuelles en latex, dont certaines d’apparence enfantine, avaient été saisies à son domicile. Il avait reconnu des pratiques masturbatoires avec les poupées. Les deux condamnés ont été inscrits au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et interdits d’exercer toute activité en lien avec des mineurs.

