• Un homme a été mis en examen jeudi après le meurtre de son ex-femme à Cambrai (Nord), a indiqué le parquet.
  • Le corps de la victime, âgée de 56 ans, avait été retrouvé au domicile de son ex-mari.

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Violences faites aux femmes : la colère face à un fléau qui perdure

Un homme âgé de 53 ans, déjà condamné pour des violences conjugales, a été mis en examen jeudi après le meurtre mardi soir de son ex-femme à Cambrai (Nord) et placé en détention provisoire, a indiqué jeudi le parquet. Le corps de la victime, âgée de 56 ans, avait été retrouvé au domicile de son ex-mari avec « plusieurs plaies par arme blanche au niveau de la poitrine et de la gorge, ainsi que des traces de strangulation », a précisé jeudi soir la procureure de Cambrai Ingrid Görgen dans un communiqué.

Une autopsie réalisée jeudi a conclu que le décès a été provoqué « par un syndrome asphyxique engendré par des violences cervicales » et « à une hémorragie massive en raison de multiples plaies au poumon gauche et au cœur », a-t-elle détaillé.

Déjà condamné à deux reprises pour violences par conjoint

En garde à vue, l’homme « a évoqué une amnésie récente, déclarant ne pas se souvenir des faits », a ajouté le parquet. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Ce quinquagénaire avait déjà été condamné à deux reprises pour violences par conjoint et menaces de mort par conjoint, déjà à l’encontre de la victime, en 2015 et 2021. Il avait été condamné respectivement à du sursis simple et à du sursis probatoire, dont le suivi avait pris fin en février 2023. À chaque fois, il avait « été déféré et placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son jugement », a rappelé le parquet. Il n’avait pas fait l’objet d’une autre plainte de la part de la victime depuis sa dernière condamnation, selon la même source.

Le parquet de Cambrai a par ailleurs indiqué se dessaisir de l’affaire au profit de celui de Douai, « au regard de la nature criminelle des faits ».

Cent-sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, selon les dernières données en date de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).

A. LG avec AFP

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