
Donald Trump a un nouvel allié en Amérique centrale : Nasry « Tito » Asfura, du Parti national du Honduras (PNH, droite), prend ses fonctions de président mardi 27 janvier, après des semaines d’incertitudes entre accusations de fraude, demande de recomptage des voix et ingérence des Etats-Unis dans la campagne.
« Nous pouvons travailler avec Asfura pour lutter contre les narcocommunistes et apporter au peuple du Honduras l’aide dont il a besoin. Si Nasry Asfura ne gagne pas, les Etats-Unis ne gaspilleront pas leur argent », avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social, le 27 novembre 2025, à trois jours de l’élection présidentielle. Ce message avait pesé dans la victoire de M. Asfura : l’argent que près de 2 millions de Honduriens résidant aux Etats-Unis envoient à leurs familles a représenté 27 % du PIB en 2025, dans un pays où la pauvreté touche plus de 60 % des quelque 11 millions d’habitants.
Même si le nouveau chef de l’Etat avait dit sa « surprise » après ce message de soutien, le média indépendant Contracorriente a révélé que l’opération avait été préparée bien en amont. Le conseiller de M. Asfura pendant la campagne, l’Argentin Fernando Cerimedo, qui avait déjà travaillé avec l’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro et avec le chef d’Etat argentin ultralibéral, Javier Milei, a confirmé à Contracorriente avoir manœuvré auprès de l’équipe de M. Trump pour obtenir un appui du milliardaire.
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