- C’est une nouvelle affaire qui illustre les dangers de la médecine esthétique clandestine.
- À Nice, une jeune femme de 25 ans est morte lors d’une injection de botox.
- La gérante de l’établissement et la praticienne ont été mises en examen.
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Le 20H
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Mourir pour vouloir être plus belle. Une jeune femme de 25 ans n’a pas survécu à des injections clandestines réalisées dans un institut de beauté à Nice. Elle s’était rendue lundi en début d’après-midi dans ce petit salon situé dans l’ouest de la ville pour des injections de botox au niveau des fesses. Mais la jeune femme a fait un malaise après une première injection de lidocaïne, un produit anesthésiant, et n’a pas pu être réanimée. Une enquête a été ouverte.
« Ce salon, on l’a découvert grâce à une promotion sur Instagram »
, explique Farah, une jeune femme de 20 ans, venue en mai avec quatre amies pour se faire gonfler les lèvres, comme elle le révèle dans le reportage en tête. « C’était 100 euros la première injection, 80 euros la retouche. On a toutes eu des boules dans les lèvres, on avait prévu de reprogrammer un rendez-vous ».
Des clientes de plus en plus jeunes
Elles n’ont posé aucune question sur la qualification des personnes qui ont fait les injections. C’est bien le problème. Les injections sont des actes médicaux à faire réaliser uniquement par un médecin. Or, sur les réseaux sociaux, des dizaines de publicités pullulent, notamment pour du comblement de rides.
Une autre femme est également décédée en mars dernier dans des circonstances analogues. Et chaque semaine, les chirurgiens plasticiens reçoivent des patientes avec des complications liées aussi aux produits injectés.
« Les faux injecteurs utilisent des produits contrefaits, il faut quand même que le public soit prévenu. Ce sont des produits de comblement qui servent à traiter une ride ou augmenter les fesses ou les mollets »
, explique le docteur Catherine Bergeret-Galley, chirurgienne plasticienne.
Les clientes, de plus en plus nombreuses, sont aussi de plus en plus jeunes. Les médecins réclament une campagne de sensibilisation du public et demandent aussi un contrôle sur les réseaux sociaux.
Rania HOBALLAH | Reportage TF1 : Gwenaëlle BELLEC, Marylène IAPICHINO et Cécile CAZILHAC

