• On compte encore plus de 95.000 foyers privés d’électricité après le passage de la tempête Goretti.
  • La plupart d’entre eux se situent en Normandie (92.000) et en Bretagne (2.600).
  • Le 13H de TF1 a accompagné des professionnels et des particuliers contraints de se débrouiller depuis déjà deux jours.

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Après la neige et le verglas… la tempête Goretti

L’électricité n’est toujours pas revenue, constate-t-il en actionnant le disjoncteur. Impossible pour Paul de cuire ses viennoiseries, ses galettes ou son pain depuis le passage de la tempête Goretti il y a deux jours. Ce boulanger du Calvados va devoir jeter une partie de sa pâte, déjà pétrie. « Tout ça c’était pour aujourd’hui », montre-t-il dans le reportage du 13H ci-dessus, « tout ça, ça va être gâché ». Soit un manque à gagner estimé à plus de 3.000 euros.

« On a fait un stock de bois »

Quelques kilomètres plus loin, ce vendredi soir, des jeunes ont passé la soirée à la bougie. Pas vraiment ce qu’ils imaginaient quand ils ont réservé ce gîte pour y passer quelques jours. « On a fait un stock de bois, histoire de chauffer un peu la maison », raconte l’une d’entre eux. Il fait à ce moment là 5 degrés à l’extérieur, et il faut encore trouver de quoi dîner, car sans électricité, ces amis ne peuvent pas faire à manger. « Sans wifi en plus, donc même pour trouver un restaurant aux alentours c’est compliqué, donc je pense qu’on va retourner en ville », explique un jeune homme. 

Ce samedi 10 janvier, plus de 95.000 foyers se sont encore réveillés sans électricité, selon les chiffres communiqués par Enedis. Dont une grande majorité, 92.000 en Normandie. Un agriculteur de Mézidon Vallée d’Auge (Calvados), rencontré par notre équipe, avait prévu le coup. Ici tout fonctionne normalement, grâce à un groupe électrogène qui alimente son exploitation, pour ses 45 vaches à traire deux fois par jour. « S’il n’y avait pas le groupe, on ne pourrait pas traire », estime Michel Gonfroy, « ça va entraîner des problèmes dans la mamelle, et après c’est une grosse perte financière ». Mais cette solution de secours a aussi un coût : 10 euros d’essence par heure de fonctionnement. « Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps », s’inquiète Michel. L’objectif affiché par Enedis en Normandie est de raccorder neuf foyers sur dix à l’électricité avant dimanche midi.

La rédaction de TF1info | Reportage : Joe SACCAL, Vincent PIERRON

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