• Pour améliorer nos transports, un projet de loi-cadre a été présenté ce mercredi matin en Conseil des ministres.
  • Il prévoit notamment d’utiliser l’argent des autoroutes pour rénover des infrastructures délaissées.
  • Cela inclut les gares routières, qui sont en piteux état dans plusieurs villes, comme le montre ce reportage de TF1 à Lille et Evreux.

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Le 13H

Stationnement hasardeux, parfois occupé par des automobilistes, abribus avec des indications pas suffisamment claires… L’état des gares routières françaises laisse à désirer. Et faute d’informations affichées, ce sont souvent les chauffeurs qui doivent renseigner les voyageurs, comme le déplore l’un d’eux, à Lille (Nord), dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article : « À chaque fois, on vient nous demander des renseignements, alors qu’on a déjà du mal à gérer notre bus, donc gérer tous les clients, ce n’est pas évident »

C’est un peu dommage de ne pas pouvoir aller aux toilettes, de prendre un petit café.

Un voyageur

En 2024, 27 millions de personnes ont voyagé en bus, via les 279 gares routières. Pourtant, les structures pour accueillir les voyageurs ressemblent parfois à un bout de trottoir, à quelques bancs ou à un petit abri insuffisant pour les clients. En outre, il n’y a pas de toilettes, ni de quoi patienter dignement. « Les bus se garent dans la rue, c’est pas vraiment une gare, non », constate ainsi une retraitée lilloise. Un jeune homme souligne, lui, que « c’est un peu dommage de ne pas pouvoir aller aux toilettes, de prendre un petit café ». 

Un projet de loi-cadre sur les transports a été présenté ce mercredi 11 février en Conseil des ministres. Il doit permettre de piocher dans la manne autoroutière pour financer la rénovation d’infrastructures délaissées depuis des décennies, ce qui inclut notamment le réseau ferroviaire, mais aussi les gares routières qui en ont bien besoin. À Évreux (Eure), par exemple, où se poursuit notre reportage, le bâtiment a été désaffecté. Les passagers attendent désormais le bus sous un préau. « Il n’y a rien, zéro, niet. C’est dommage parce que ça arrive sans arrêt les bus, donc il y aurait de quoi faire », souligne une mère de famille. 

Un problème qui soulève aussi des questions de sécurité et de salubrité. L’endroit n’est pas toujours sûr pour les voyageurs. « C’est un peu ghetto, quoi. C’est pas très propre, et la nuit, parfois, les gens font pipi partout. Ce n’est pas un bon lieu, quoi », assure un habitué. Et pourtant, les voyages en bus, très compétitifs en termes de prix, attirent de plus en plus de voyageurs. Leur nombre est en hausse de 15% en un an.

La rédaction de TF1info | Reportage : Marion FIAT, Guillaume THOREL et Lizon MARTINS

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