- En Floride, un homme qui venait de s’introduire dans la résidence de Donald Trump a été abattu par les forces de l’ordre.
- Selon le FBI, il avait avec lui un fusil et un bidon d’essence.
- Au moment des faits, le président américain se trouvait dans la capitale, Washington.
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Le 20H
C’est dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, que le président américain a l’habitude de passer ses week-ends. À 1h30 du matin, dans la nuit de samedi à dimanche, un homme d’une vingtaine d’années y est repéré, au cœur du périmètre de sécurité. Dans ses mains, un fusil à pompe, ainsi qu’un bidon d’essence. Trois agents de sécurité se précipitent vers lui. « On lui a ordonné de lâcher ces deux objets. Il a alors posé le bidon d’essence, mais il a levé son arme et s’est mis en position de tir. À ce moment-là, le shérif adjoint et deux agents du Secret Service ont ouvert le feu et l’ont neutralisé »
, indique Ric Bradshaw, le shérif du comté de Palm Beach, dans le reportage ci-dessus. L’assaillant « est décédé sur place »
, a-t-il indiqué. Aucun agent n’a été blessé. Les forces de l’ordre n’ont pas fourni de détails supplémentaires sur l’identité du suspect, mais ont montré une image du fusil saisi.
Donald Trump a une certaine rhétorique qui pousse à la haine et à la violence.
Donald Trump a une certaine rhétorique qui pousse à la haine et à la violence.
Elizabeth Sheppard-Sellam, maître de conférence à l’Université de Tours
« Au milieu de la nuit, alors que la plupart des Américains dormaient, le Secret Service a agi rapidement et fermement pour neutraliser un fou (…) qui s’est introduit dans la résidence du président Trump »
, a salué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, dans un message sur X. Donald Trump, lui, était absent. Il se trouvait alors à Washington. Depuis dix ans, c’est au moins la quatrième attaque à laquelle il échappe. L’image ci-dessous du président américain, du sang coulant sur le visage et le poing levé, après un coup de feu en plein meeting, avait marqué le monde entier en juillet 2024. Puis, seulement deux mois plus tard, un homme tente de le tuer alors qu’il est en pleine partie de golf à Mar-a-Lago.

Elizabeth Sheppard-Sellam, maître de conférence à l’Université de Tours et spécialiste des États-Unis, note qu’autant de tentatives d’assassinat sur un seul président américain est inédit. Un climat de violence politique qu’il contribuerait à exacerber. « Sa propre rhétorique est assez haineuse. On se souvient quand même que pendant des campagnes, il parlait des immigrés comme s’ils étaient tous des violeurs et des criminels. Il a une certaine rhétorique qui pousse à la haine et à la violence »,
explique-t-elle. Chaque jour, des propos et des décrets très polémiques nourrissent ses détracteurs dans un pays où les armes à feu circulent quasi librement.

