Le hub pétrolier de Foujeyra (Emirats arabes unis), après une attaque de drones iranienne en représailles au bombardement américain de l’île iranienne de Kharg, le 14 mars 2026.

Si le verrouillage du détroit d’Ormuz est devenu un point de crispation majeur de la guerre au Moyen-Orient, il ne vaut pas pour tout le monde. L’Iran continue d’expédier son pétrole via cette étroite voie navigable reliant les pays du golfe Arabo-Persique aux marchés mondiaux. Tout en dissuadant les pays voisins, à coups d’attaques de drones ou de missiles, d’y faire passer leur production, Téhéran poursuit ses activités presque normalement.

Depuis le début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février, au moins dix navires-citernes ont chargé du pétrole au niveau de l’île de Kharg, principal terminal d’exportation du brut iranien, selon des données de la société d’analyses Kpler. « Les pétroliers iraniens traversent le détroit d’Ormuz sans difficulté, car les gardiens de la révolution ne ciblent pas ces navires », indique Homayoun Falakshahi, analyste de Kpler.

Mais pour combien de temps encore ? Le sort de cet îlot stratégique semble plus incertain que jamais depuis les frappes américaines qui l’ont visé, vendredi 13 mars. Ainsi que la tournure du conflit, promis à l’escalade en cas de nouveaux bombardements qui cibleraient les infrastructures pétrolières de Kharg. Confrontés à ces risques, les marchés pétroliers ont ouvert en hausse, lundi. Le baril de brent s’échangeait 106 dollars (92,73 euros) dans les premiers échanges asiatiques, après avoir flambé de près de 50 % depuis le début de la guerre.

Il vous reste 77.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version