• Dans un message posté sur TruthSocial, Donald Trump tacle une nouvelle fois l’OTAN.
  • Le président américain estime que la relation avec son pays n’est « pas réciproque » et souhaite se désengager financièrement.
  • Des propos qui interviennent alors qu’il est attendu au sommet de l’organisation qui s’ouvrira à Ankara le 7 juillet prochain.

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Donald Trump persiste et signe. Dans un message posté sur son réseau TruthSocial, le président américain estime qu’il est « ridicule » que les Etats-Unis maintiennent une relation « unilatérale » avec l’OTAN. « Ils n’étaient pas là pour nous !!! », écrit-il, ajoutant que la relation n’était « pas réciproque ». Des propos soulignés par un graphique montrant que les Etats-Unis investissent davantage financièrement que certains autres pays membres.

Donald Trump est attendu au sommet de l’Otan à Ankara les 7 et 8 juillet, après avoir critiqué ses alliés européens pour leur refus de s’engager à ses côtés dans la guerre qu’il a lancée avec Israël en février contre l’Iran. Sous la pression du président américain, les 32 pays de l’Otan s’étaient engagés l’an dernier lors du sommet de La Haye à consacrer d’ici 2035 au moins 5% de leur produit intérieur brut (PIB) à leurs dépenses de sécurité.

Si ça n’avait pas été organisé en Turquie par le président Erdogan, je ne pense pas que j’y serais allé

Donald Trump à propos du prochain sommet de l’Otan

Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, qui soigne sa relation avec le locataire de la Maison Blanche, a donné un aperçu de cet argumentaire lors d’une réunion dans le Bureau ovale la semaine dernière. Brandissant un graphique frappé en lettres dorées de l’inscription « THE TRUMP TRILLION » (« les mille milliards de Trump »), il a détaillé les dépenses supplémentaires engagées par l’Europe depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump en 2017.

Le président américain insiste également sur le fait qu’il souhaite que l’Europe assume le rôle de chef de file en matière de défense, et Washington a déjà pris des mesures pour réduire ses engagements. Les dirigeants auront donc à cœur de montrer comment ils se mobilisent pour rendre l’Otan plus « européenne », en accroissant par exemple « leurs responsabilités, tout en cherchant en même temps à arrimer les États-Unis autant que possible », explique Maria Martisiute, du Centre européen de politique.

Ces dernières semaines, Donald Trump s’est heurté à une série de dirigeants européens, dont récemment la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni. Mais heureusement pour l’Otan, l’un des rares dirigeants avec lesquels il semble encore entretenir de bons rapports est le président turc, Recep Tayyip Erdogan. « Si ça n’avait pas été organisé en Turquie par le président Erdogan, je ne pense pas que j’y serais allé », a même déclaré Donald Trump la semaine dernière. Le cadre du sommet devrait convenir au président américain : il se tiendra dans l’immense palais présidentiel, tout de marbre et d’or.

Jérôme VERMELIN

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