- Une fois majeurs, les enfants deviennent fiscalement indépendants.
- L’administration fiscale ne les rattache plus automatiquement à votre déclaration.
- Le Code général des impôts vous permet de continuer à le faire sous certaines conditions.
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Impôts 2026 : tout savoir pour déclarer vos revenus
Les 18 ans d’une personne marquent son entrée dans une nouvelle dimension. L’enfant majeur peut voter aux élections, aller en prison et… remplir sa propre déclaration fiscale. Mais même majeurs, les parents peuvent continuer à rattacher leurs enfants à leur foyer fiscal. Pour cela, une simple demande jusqu’à leurs 21 ans (au 1er janvier de l’année d’imposition) et jusqu’à 25 ans s’ils poursuivent leurs études. Dans ces conditions, ils doivent bénéficier d’une carte d’étudiant. À noter que même s’ils se marient ou se lient à quelqu’un d’autre via un Pacs, ils peuvent également demander leur rattachement au foyer fiscal.
De la même façon, les enfants majeurs devenus orphelins de mère et de père après leur majorité peuvent y prétendre s’ils vivent sous le même toit que les contribuables qui les recueillent et qu’ils sont à leur charge de manière effective et exclusive. À noter qu’il n’existe aucune condition d’âge pour les enfants handicapés : « en raison de leur invalidité, ils sont hors d’état de subvenir à leurs besoins, qu’ils soient ou non titulaires d’une carte pour invalidité
« , explique le ministère de l’Économie (nouvelle fenêtre).
Attention, en cas de séparation des parents, l’enfant ne peut demander son rattachement qu’à un seul des deux. Dans ce cas, l’enfant doit remettre une demande de rattachement signée, sur papier libre, dans laquelle il renonce à être imposé personnellement. Les parents doivent formuler une acceptation écrite à conserver. Pour ce faire, il faut compléter la rubrique relative au rattachement d’enfants majeurs ou mariés de la déclaration de revenus. Si l’enfant dispose d’une adresse différente, elle doit être précisée. Depuis la mise en place du prélèvement à la source, il est possible de signaler le rattachement d’un enfant majeur à partir de la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source », en cliquant sur « Actualiser suite à une hausse ou une baisse de revenus », précise le site du ministère de l’Économie. (nouvelle fenêtre)
Des parts en plus ou des déductions fiscales
Le rattachement des enfants majeurs se calcule de la même façon que pour les mineurs : l’administration fiscale accorde une demi-part en plus par enfant majeur handicapé ou célibataire (jusqu’à deux enfants). Au-delà, les parents bénéficient d’une augmentation du quotient familial. S’ils vivent en couple, leur rattachement permet de bénéficier d’un abattement sur le revenu imposable de 6.855 euros par personne rattachée (votre enfant, son conjoint s’il est marié ou pacsé et chacun de leurs enfants).
Si les enfants majeurs sont déclarés sur le formulaire, il est indispensable de référer les éventuels revenus qu’ils perçoivent. Or, ce choix peut se révéler un mauvais calcul. Il est d’ailleurs possible d’estimer les conséquences de cette option sur le montant de votre impôt sur le revenu via le simulateur de calcul proposé par le site impots.gouv.fr (nouvelle fenêtre). Enfin, une pension alimentaire ne peut être déduite. En revanche, si l’enfant poursuit des études, les parents bénéficient d’une réduction d’impôt de 183 euros pour l’enseignement supérieur.

