
Ses magistrats eux-mêmes invitent à la prudence, tant la période étudiée (2020-2024) est courte et récente pour tirer des conclusions définitives. La Cour des comptes a évalué, dans un rapport publié mardi 10 mars, les aides publiques destinées à soutenir la décarbonation de l’industrie en France. L’enjeu est majeur alors que ce secteur est le troisième le plus émetteur de gaz à effet de serre dans le pays (derrière les transports et l’agriculture), avec près de 59 millions de tonnes équivalent CO2 en 2024, soit 16 % du total des émissions nationales. Ces rejets sont concentrés dans quatre sous-secteurs (chimie, métallurgie, cimenterie et agroalimentaire) et sur un nombre limité de sites – les 50 les plus émetteurs cumulent 58 % des émissions industrielles.
Entre 2020 et 2024, l’Etat a développé des aides publiques pour accélérer cette décarbonation, dans le cadre d’abord du « plan de relance », lancé en 2020, puis du plan France 2030, mis en place un an plus tard. Au total, ces subventions représentent à ce jour une « enveloppe de 3,4 milliards d’euros », rappelle la Cour des comptes.
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