• Dans une interview à la Tribune, le patron de la Fédération nationale de l’aviation Pascal de Izaguirre avertit d’une hausse à venir des prix des billets d’avion.
  • En cause, selon le PDG de Corsair, la flambée du prix du kérosène.
  • Des annulations de vols, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays, sont également à prévoir.

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Plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient

Alerte sur le secteur aérien français. Alors que de nombreux pays et compagnies adoptent des mesures restrictives à travers le monde, le « choc pétrolier » généré par la guerre au Moyen-Orient ne devrait pas épargner la France, selon le président de la Fédération nationale de l’aviation (Fnam) Pascal de Izaguirre. 

Dans une interview à la Tribune (nouvelle fenêtre), l’actuel PDG de Corsair estime que « les hausses des prix des billets se généralisent et sont inévitables », du fait de la flambée des cours du pétrole. « On peut s’attendre à de nouvelles hausses de tarifs dans les prochains mois, si la situation perdure », a-t-il ajouté, précisant qu’aucun « réajustement rétroactif » des tarifs n’était possible.

Le prix de la tonne de carburant est passé de 750 dollars avant le conflit à 1.900 dollars début avril, selon le président de la Fnam. « La part du carburant dans les coûts d’exploitation des compagnies aériennes est ainsi passée de 25 à 45% », analyse-t-il, dans le contexte du blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran. 

Des annulations de vols sont probables

La crise de l’énergie couplée aux limitations du trafic aérien liées à la guerre devrait aussi s’accompagner d’annulations de vols, anticipe le patron de la Fnam. « Aujourd’hui, si une compagnie aérienne constate qu’un vol dans un futur assez proche aura un coefficient de remplissage trop faible, et qu’il risque d’être lourdement déficitaire, alors elle peut préférer l’annuler », indique-t-il à la Tribune. 

Le PDG a également souligné l’écart d’évolution entre le pétrole brut et le kérosène, lié à un phénomène de spéculation et à de potentiels abus, selon lui. « Nous avons alerté le gouvernement à ce sujet afin de faire la transparence sur la situation », a-t-il déclaré.

La rédaction de TF1info avec AFP

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