
Les dirigeants européens l’ont rappelé avec force. La guerre que mènent les Etats-Unis et Israël contre l’Iran n’est pas la leur, ont insisté les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept qui se sont retrouvés à Bruxelles, jeudi 19 mars. En réalité, ce conflit qu’ils n’ont « pas choisi », pour reprendre les mots d’Emmanuel Macron, les concerne au plus haut point tant ses conséquences économiques, financières, géopolitiques, sécuritaires ou migratoires sont nombreuses. « Si on ne s’occupe pas du conflit au Moyen-Orient, il s’occupera de nous », résume un haut gradé de la Commission.
Jeudi, les Vingt-Sept ne se sont engagés à aucune mesure concrète pour prendre en charge la sécurisation du détroit d’Ormuz, comme le leur demandait Donald Trump. Dès lors qu’ils n’ont pas été consultés avant le début des opérations militaires par le président américain, que son objectif n’est pas clair et que l’offensive américano-israélienne contre l’Iran se poursuit, ils refusent de s’impliquer plus avant.
Toutefois, dans une déclaration conjointe, jeudi, les dirigeants allemand, français, italien, néerlandais, britannique et japonais ont assuré être « prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit [d’Ormuz] ». « Nous ne pourrons et ne voudrons nous engager que lorsque les armes se seront tues », a tenu à préciser le chancelier allemand, Friedrich Merz. Jeudi soir, Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’un « cadre onusien » pour une future mission de sécurisation de la navigation dans le Golfe persique, une proposition déjà suggérée, lundi 16 mars, par Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne.
Il vous reste 75.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

