Les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran, samedi 28 février, alors que les négociations sur le dossier nucléaire iranien, qui avaient repris au début du mois, commençaient à enregistrer des progrès. C’est ce qu’affirme le sultanat d’Oman, le médiateur des pourparlers entre Washington et Téhéran, dont le dernier round s’est déroulé jeudi, à Genève.
« Je suis consterné. Des négociations actives et sérieuses ont une fois de plus été sapées », a déclaré, samedi, Badr Al-Boussaïdi, le ministre des affaires étrangères omanais, sur le réseau social X, alors que les bombes commençaient à s’écraser sur le territoire iranien. « J’exhorte les Etats-Unis à ne pas se laisser entraîner davantage. Ce n’est pas votre guerre », a-t-il ajouté.
La veille, sur le plateau de la chaîne américaine CBS, à Washington, le diplomate, qui a participé en personne aux négociations, avait affirmé qu’une percée avait eu lieu à Genève, la République islamique ayant pour la première fois accepté de ne plus stocker d’uranium enrichi. « C’est quelque chose de complètement nouveau, qui rend vraiment l’argument de l’enrichissement moins pertinent, avait expliqué M. Al-Boussaïdi. Si vous ne pouvez pas stocker de matière enrichie, vous ne pouvez en aucun cas fabriquer une bombe », avait-il ajouté, en soulignant qu’« un accord de paix est à portée de main ».
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