• Le nouveau Guide suprême iranien, blessé au cours du raid israélo-américain qui a tué son père le 28 février dernier, est « sain et sauf », selon le fils du président iranien.
  • L’homme de 56 ans, qui n’est pas apparu en public depuis sa nomination, serait toutefois blessé aux jambes, d’après les informations du « New York Times ».

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Un successeur absent de la scène publique. Depuis son arrivée au pouvoir dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 mars dernier, après la mort de son père Ali Khamenei, le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei a disparu du paysage iranien. Présent aux côtés de son père lorsque ce dernier a été tué par les frappes israélo-américaines le 28 mars, l’homme de 56 ans aurait également été blessé. Mais il serait « sain et sauf » malgré ses blessures, a déclaré ce mercredi sur son compte Telegram le fils du président iranien, Yousef Pezeshkian, qui est aussi conseiller du gouvernement. 

Selon le New York Times, qui cite plusieurs responsables iraniens et israéliens, Mojtaba Khamenei aurait été blessé aux jambes. D’après ces sources, le nouveau dirigeant iranien serait conscient mais placé dans un lieu hautement sécurisé, avec des communications très limitées. Le journal rappelle qu’il n’est pas apparu en public, ni par vidéo ni par déclaration écrite, depuis qu’il a été désigné pour succéder à son père.

Une absence qui interroge

La frappe du 28 février visait un complexe du pouvoir au cœur de Téhéran. Selon le New York Times, l’attaque a aussi coûté la vie à plusieurs responsables de la défense iranienne ainsi qu’à des membres de la famille du Guide suprême. Dans les jours qui ont suivi, l’assemblée des experts qui est chargée de désigner le Guide suprême a choisi Mojtaba Khamenei pour prendre la tête de la République islamique.

Longtemps resté dans l’ombre de son père, il a joué un rôle important dans les affaires sécuritaires et militaires du pouvoir iranien, selon le média américain. Il est considéré depuis plusieurs années comme une figure influente du régime, proche des Gardiens de la révolution. 

Depuis sa nomination, son absence de la scène publique alimente les interrogations sur sa situation alors que les tensions restent très fortes dans la région.

Sabrine MIMOUNI avec AFP

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