• Israël et les États-Unis continuent de bombarder les dignitaires de la République islamique d’Iran.
  • Des frappes ont visé ce mardi un bâtiment abritant l’institution chargée d’élire un nouveau guide suprême pour succéder à l’ayatollah Ali Khamenei, tué samedi.
  • Le bilan de cette opération confirmée par l’armée israélienne n’est pas encore connu.

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Iran – Etats-Unis : l’inquiétante escalade

Israël et les États-Unis continuent de viser les plus hauts dirigeants de la République islamique d’Iran. Trois jours après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei lors du premier jour de la guerre, des frappes israélo-américaines ont touché ce mardi 3 mars le  bâtiment abritant l’institution chargée d’élire un nouveau guide suprême, ont rapporté des médias locaux et américains.

« Nous avons également frappé aujourd’hui, des centres de commandement et de contrôle ; dont l’espace présidentiel, là où se sont réunis des dignitaires qui doivent ou qui devaient choisir l’héritier du guide suprême », a annoncé sur LCI le colonel Olivier Rafovitz, dans la vidéo en tête de cet article. Le porte-parole de l’armée israélienne n’a pas communiquer de bilan sur cette frappe ciblée contre « l’épicentre du régime des mollahs » et précisément l’Assemblée des Experts à Qom, une ville sainte située au sud de Téhéran.

« L’épicentre du régime des mollahs » visé

D’après l’agence Tasnim, « les criminels américano-sionistes ont attaqué à Qom le bâtiment de l’Assemblée des Experts », composée de 88 membres chargés de nommer, superviser et éventuellement démettre le guide suprême. Des médias locaux ont diffusé des images d’un immeuble sévèrement endommagé, mais aucune information n’a pour l’heure été communiquée sur la présence ou non de personnes au moment des frappes et sur d’éventuelles victimes.

L’Iran a officiellement entamé dimanche un processus de transition après la mort d’Ali Khamenei, qui a passé 36 ans au pouvoir. Un Conseil de direction provisoire a été formé – réunissant le président iranien, Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, et un dignitaire religieux membre de l’Assemblée des Experts et du Conseil des Gardiens de la Constitution, Alireza Arafi – afin d’assurer l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau guide suprême dans les prochains jours.

Victor GAUTIER avec AFP

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