Lors des funérailles du chef de la sécurité iranienne Ali Larijani, à Téhéran, le 18 mars 2026.

A la veille de Norouz, le Nouvel An iranien, célébré vendredi 20 mars, et alors que les bombardements se poursuivent sur Téhéran et plusieurs grandes villes iraniennes, la République islamique a annoncé, jeudi, l’exécution de trois personnes arrêtées lors des manifestations de janvier et accusées du meurtre de « deux agents de la police ». Mehdi Ghasemi − dont l’âge reste inconnu −, Saleh Mohammadi, lutteur professionnel de 19 ans, plusieurs fois médaillé en Iran et à l’étranger, et Saeed Davoudi, 21 ans, ont été condamnés pour « guerre contre Dieu » (moharebeh) et « actions opérationnelles en faveur du régime sioniste et des Etats-Unis ». Il s’agit des premières exécutions liées à la dernière vague de protestations déclenchée le 28 décembre 2025 contre la vie chère, et qui s’est vite muée en contestation du régime.

Le 20 février, Amnesty International avait annoncé avoir recueilli des informations sur au moins 30 personnes, dont deux adolescents de 17 ans, jugées après la répression de la dernière vague de contestation et risquant la peine de mort. Parmi elles figurait Saleh Mohammadi, âgé de 18 ans au moment de son arrestation, exécuté mercredi. Dès cette date, sa condamnation avait suscité de nombreuses réactions et des appels à suspendre l’exécution, y compris de la part des Etats-Unis. En vain.

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