
Stagnation et incertitude. Sur le plan économique, l’Italie de la présidente du conseil de droite radicale, Giorgia Meloni, ne parvient pas à sortir de ce qui ressemble de plus en plus à une impasse. Derrière une stabilité gouvernementale remarquable, malgré un climat politique toujours plus tendu, Rome doit se contenter d’une croissance atone.
Lundi 2 mars, l’Institut national de statistique italien (Istat) a ainsi revu à la baisse l’estimation préliminaire de 0,7 % de croissance en 2025, publiée en janvier, pour une estimation finale de 0,5 %. Confirmant une tendance à la baisse depuis 2023, l’Italie passe bien au-dessous de la moyenne de la zone euro (1,5 %), loin de l’Espagne du socialiste Pedro Sanchez, qui culmine à 2,9 %.
L’offensive israélo-américaine sur l’Iran fait aussi planer le spectre d’une hausse de l’inflation pour une Italie où la facture est déjà la plus élevée d’Europe, tandis que, du côté des finances publiques, on s’inquiète. L’objectif cardinal pour le gouvernement de faire passer le déficit public sous la barre des 3 % du produit intérieur brut (PIB), afin de sortir de la procédure d’infraction imposée par la Commission européenne, pourrait en effet s’éloigner : l’Istat l’a provisoirement estimé à 3,1 % pour 2025.
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