- La méthode Wim Hof, du nom de son inventeur, consiste à s’exposer au froid, notamment via des bains glacés.
- Les bienfaits qu’elle apporte sur les plans mental et physique sont nombreux.
- Les journalistes du 20H de TF1 vous la font découvrir, et se sont même (difficilement) prêtés au jeu.
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Bien dans son sport, bien dans son corps
À près de 900 m d’altitude, au lac des Corbeaux, à La Bresse (Vosges), ils s’apprêtent à rentrer dans le bain dans une eau proche de zéro degré. Mais ne croyez pas que ces baigneurs ont juste eu à enfiler leur maillot. Leur expérience a commencé deux heures plus tôt dans un chalet à quinze minutes du lac. Douze participants ont rendez-vous avec Laurent, leur coach pour la matinée. Devant lui, une arrière-grand-mère, une lycéenne, une chef d’entreprise… Des profils et des parcours de vie variés.
« Pour moi, c’est un peu un dépassement de soi suite à un cancer du sein. J’ai connu Laurent pendant ma chimio, il m’a entraînée dans ses bains glacés »
, explique une femme interrogée par le 20H de TF1 dans le reportage visible en tête de cet article.
Une pratique en vogue sur les réseaux sociaux
Tous ont payé 80 euros pour l’encadrement et la préparation mentale. Ils participent notamment à des exercices de respiration et des étirements. Sans tout cela, « je ne suis pas sûr qu’ils y arrivent »
, souligne Laurent Duchêne, le préparateur physique et mental. Voilà cinq ans qu’il propose ses exercices préparatoires aux bains glacés. « Avant, j’en faisais que les dimanches. Là, j’en fais les samedis et les dimanches. Je suis surpris par l’engouement »
, explique-t-il.
On connaissait les bains par zéro degré du premier de l’an. Désormais, douches froides et baignades en lacs et rivières s’affichent fièrement sur les réseaux sociaux. Même la star de tennis Novak Djokovic s’y est essayé. Car le froid calme les douleurs, aide à brûler les calories. Ses vertus sur le corps sont multiples et c’est ce que viennent chercher de plus en plus d’adeptes.

Avec des baignoires remplies de glaçons, un autre stage que nous avons filmé dans les Vosges allie trois piliers : respiration, exposition au froid et méditation. On appelle cela la méthode Wim Hof (nouvelle fenêtre), du nom de l’athlète néerlandais qui l’a popularisée. « Ça booste le système circulatoire, le système cardiovasculaire. Ça apporte énormément de clarté mentale aussi »
, détaille Laëtitia Bléger, instructrice de niveau 2.
Dix-huit néophytes vont s’y essayer pour 115 euros la séance, dispensée par Laetitia, ancienne Miss France devenue instructrice agréée à la suite d’une mésaventure survenue en haute montagne. « J’allais gravir un 7.000 mètres et j’ai acheté le mauvais sac de couchage. J’avais acheté un sac de couchage trop fin et c’est une amie qui m’a appris à respirer dans la tente pour pouvoir me calmer et me réchauffer la nuit dans mon sac de couchage »
, raconte Laëtitia Bléger.
Tout le monde ne peut pas s’adonner à la pratique
L’objectif est d’apprendre à bien respirer pour affronter le froid et rester deux minutes dans une eau à 2 degrés à peine. « En fait, il y a une sensation de chaud, de brûlure »
, décrit une femme en pleine baignade. Un homme complète : « C’est presque agréable. »
Mais tout le monde ne partage pas cet avis : pour sa tentative, notre journaliste ne reste pas une seconde de plus que nécessaire dans la baignoire. Le rythme cardiaque augmente vite, si bien que tout le monde ne peut pas s’adonner à cette pratique. « C’est pas recommandé aux personnes épileptiques, aux femmes enceintes, aux personnes qui ont des problèmes cardiaques graves. On doit aussi, nous, en tant qu’instructeurs, faire attention à tout ça et mettre en garde les gens »
, souligne Laëtitia Bléger.
La baignade en eau froide doit donc être encadrée. Nous retrouvons Laurent Duchêne et son groupe dans les Vosges, prêts à affronter le fameux lac. « Il y a une règle de sécurité qui fait qu’on ne reste pas plus de temps dans l’eau que la température de l’eau »
, dévoile le préparateur physique et mental. C’est ainsi qu’on évite l’hypothermie.
Ce jour-là, Alexane réussit sa première tentative qui, au-delà des bienfaits du froid, confie sa fierté d’avoir relevé un défi. « Je me sens bien. Je suis fière de moi. Des fois, on ne se rend pas compte de ce qu’on apporte aux gens. Et là, c’est vraiment quelque chose d’exceptionnel
« , lâche-t-elle dans un sanglot. Une autre participante que nous avions interrogée plus tôt, guérie d’un cancer, ajoute, le sourire aux lèvres : « T’es plus fort que la maladie. C’est un défi, c’est un dépassement de soi. J’étais plus forte que le cancer. »

