- Une collision mortelle est survenue, ce jeudi 25 février, sur une route départementale située à Libercourt (Pas-de-Calais).
- Deux adolescents et le conducteur d’une autre voiture âgé de 39 ans ont perdu la vie.
- Une équipe du 20H de TF1 a interrogé les habitants, tous font part d’une vive émotion.
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Le 20H
La collision mortelle a laissé des traces sur un arbre arraché et sur la route encore jonchée de débris. L’accident est survenu aux environs de 2 h 30 dans la nuit du jeudi 25 février. Un choc frontal entre deux véhicules le long d’un boulevard de la commune Libercourt (Pas-de-Calais).
Dans la première voiture, modèle Audi, quatre mineurs âgés de 15 ans ont été repérés par ce témoin anonyme. « Ils sont arrivés à plus de 150 km/h, ils ont brûlé le feu rouge et ça a tapé »,
rapporte-t-il dans la vidéo du 20H de TF1, visible en tête de cet article. Face à eux, un homme de 39 ans qui se rendait au travail est tué sur le coup.
Ceux qui vont souffrir maintenant, ce sont ceux qui restent.
Ceux qui vont souffrir maintenant, ce sont ceux qui restent.
Daniel Kania, maire (DVG) de Libercourt (Pas-de-Calais)
Dans l’Audi, deux des quatre adolescents ont aussi perdu la vie quelques minutes plus tard. Notre témoin a tenté de porter secours à l’un d’eux : « Il s’est effondré devant l’église, j’ai essayé de lui parler, j’ai mis ma veste sur lui. Le choc était trop fort. »
Très vite, une vingtaine de pompiers, la police et sept adjoints au maire sont arrivés sur place pour constater les dégâts. « Il y avait des morceaux de plastique, de voitures, de pneus éparpillés sur 150 mètres »,
décrit Daniel Kania, maire (DVG) de Libercourt. « Ceux qui vont souffrir maintenant, ce sont ceux qui restent, qui vont pleurer les morts malheureusement »,
poursuit l’élu.
Ceux qui restent sont endeuillés. Ces deux jeunes femmes connaissaient l’un des adolescents décédés. « Je n’aurais jamais pensé qu’il aurait fait ça. Il était toujours joyeux, toujours plein d’énergie, toujours gentil avec tout le monde », racontent-elles au micro de TF1.
À Libercourt, les habitants s’associent à la douleur des proches. « Triste pour les familles, pour les parents surtout, parce que je suis maman. On se dit comment les parents vont réagir, c’est plutôt triste pour eux »,
s’émeut-elle. « Qu’ils soient dans la voiture déjà à quatre, c’est triste, mais tuer un père de famille, c’est honteux »,
ne décolère pas une autre habitante. Quelqu’un qui n’a rien demandé, qui partait au travail, non, je n’admets pas. »
Hier soir, les deux mineurs survivants étaient toujours pris en charge au centre hospitalier de Lille. Une enquête est ouverte par le parquet de Béthune pour déterminer les circonstances de l’accident.

