Les augmentations des droits de douane sont destinées à favoriser l’économie américaine.
Mais pour l’instant, l’inquiétude gagne même les consommateurs qui cherchent à stocker un maximum de produits importés, bientôt taxés.

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Le second mandat de Donald Trump

Vent de panique sur Wall Street. Ce vendredi matin, comme la veille, les bourses américaines se sont effondrées à leur niveau le plus bas depuis 2020. L’inquiétude domine, jusque chez les consommateurs américains. En témoigne, l’exemple d’un supermarché de la capitale où les clients n’ont qu’un seul objectif : stocker un maximum de produits importés, bientôt taxés. 

« Ça, ça vient d’Europe. Je ne sais pas ce qui va augmenter, mais je pense que tout le monde va paniquer et acheter en masse comme moi », explique dans le reportage en tête de cet article l’un d’entre eux, une bouteille d’huile d’olive en mains. « Ça, ça vient de Chine. Je préfère acheter maintenant avant que les prix n’augmentent », abonde une seconde, dans le rayon jeans.

Avec ces droits de douane pourtant, Donald Trump promet d’enrichir les Américains. « On va enfin pouvoir rendre à l’Amérique sa grandeur. On va relancer l’emploi et l’activité dans les usines », a-t-il déclaré. Un pari de l’ultra-protectionnisme qui pourrait avantager certains secteurs comme l’acier américain, ultra-concurrencé et peu compétitif, ou la viticulture. « Le vin français va augmenter de 20%, donc forcément les gens vont se tourner vers les vins américains », nous confirme un caviste Rick Genderson.

 

L’ambiance est radicalement différente dans l’industrie automobile. Alors que l’administration taxe depuis jeudi les véhicules importés à hauteur de 25%, le géant mondial Stellantis, qui détient entre autres la marque Peugeot et qui fabrique certaines pièces à l’étranger, a décidé de suspendre 900 ouvriers de ses usines américaines ces deux prochaines semaines. 

La rédaction de TF1info Reportage | JustineJANKOWSKI, Matthieu DERRIEN

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