La Monnaie de Paris continue de fabriquer… des médailles des Jeux olympiques 2024.
En cause ? La réception de 220 demandes de remplacement, alors qu’une partie de ces breloques a été endommagée.
Des souvenirs olympiques déjà en mauvais état. La Monnaie de Paris a reçu 220 demandes de remplacement de médailles signalées endommagées par des athlètes des Jeux olympiques de Paris 2024, soit 4% de la production totale, annonce-t-elle ce vendredi 28 février. « La Monnaie de Paris a remplacé certaines d’entre elles et continue sa campagne de remplacement à la demande des athlètes », écrit la société dans un communiqué, six mois après la fin des JO.
La fabrication des nouvelles médailles « renforcée »
Plusieurs sportifs avaient partagé des photos de leurs médailles défectueuses sur les réseaux sociaux. L’américain Nyjah Huston, qui a fini troisième aux épreuves de skateboard street le 29 juillet dernier, s’était par exemple plaint quelques jours après de la mauvaise qualité de sa médaille de bronze, qui « semble avoir fait la guerre ». Le Comité international olympique avait assuré à l’AFP le 13 janvier que le remplacement des médailles « défectueuses » était systématique. La Monnaie de Paris, chargée de la production et du contrôle qualité, préfère parler de médailles « endommagées ».
La Monnaie de Paris « a tout mis en œuvre, dès le mois d’août 2024, pour assurer le remplacement des médailles concernées », souligne-t-elle. Elle note que ces médailles abimées ne représentent pour l’instant que 4% des 5.084 breloques livrées pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. « Les processus de fabrication et de pose du vernis protecteur ont été renforcés pour garantir une résistance plus grande », précise l’entreprise, qui produit environ 60.000 médailles de toutes sortes par an dans ses ateliers parisiens.
Les médailles remplacées « sont identiques à celles remises aux athlètes pendant les Jeux », ajoute la Monnaie de Paris. Dessinées par la maison Chaumet (groupe LVMH), la fabrication des médailles d’or, d’argent et de bronze a été confiée à l’établissement public de la Monnaie de Paris. Chacune d’entre elle renferme un petit bout de la tour Eiffel, venu des stocks de la société d’exploitation du monument parisien.