La Française Perrine Laffont après sa quatrième place lors de l’épreuve de ski de bosses parallèles des Jeux olympiques d’hiver 2026, à Livigno (Italie), samedi 14 février 2026.

La journée du samedi 14 février a débuté, pour la délégation tricolore, sous la neige de Livigno et avec les larmes de Perrine Laffont, aux Jeux olympiques (JO) de Milan-Cortina 2026. Sextuple championne du monde dans son sport, la Française de 27 ans pouvait légitimement viser une médaille d’or, ou a minima un podium, lors de l’épreuve de ski de bosses parallèles, où deux concurrentes dévalent une pente enneigée en même temps.

En sortant des limites réglementaires de la piste lors de sa demi-finale, la Pyrénéenne a cependant vécu une grosse désillusion, laissant son adversaire américaine, Jaelin Kauf, rallier la finale. La déception était d’autant plus forte que cette dernière avait chuté, quelques secondes après l’erreur de Perrine Laffont, et qu’une qualification semblait ainsi accessible.

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Le sort s’est ensuite acharné sur la Française lors de la petite finale. Plus rapide pour terminer le parcours que l’Américaine Elizabeth Lemley, Perrine Laffont a vu la médaille de bronze lui échapper pour un petit point (17-18), en raison des notes attribuées par le jury à la technique de ski et aux sauts réalisés par les deux athlètes. « C’est dur à accepter et c’est vraiment dur de faire un sport à jugement dans ces moments-là », a confié la Tricolore, en larmes au moment d’être interrogée par France Télévisions.

Freinée dans sa préparation pour les JO par une contusion au genou, qui l’a tenue éloignée de la compétition pendant de longs mois, Perrine Laffont n’avait disputé qu’une course de niveau international avant son entrée en lice aux Jeux. Malgré la déception de samedi, le bilan reste positif pour la championne française, qui a obtenu sa deuxième médaille olympique, mercredi, en décrochant le bronze lors de l’épreuve de ski de bosses.

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Deux nouvelles médailles pour le biathlon français

Trois jours après le doublé réalisé en individuel par Julia Simon et Lou Jeanmonnot, il s’en est fallu de peu pour que les biathlètes françaises réalisent la même performance sur le sprint. La jeune norvégienne de 22 ans, Maren Kirkeeide, a cependant mis fin aux espoirs tricolores, en remportant la course et en reléguant Océane Michelon (2ᵉ) et Lou Jeanmonnot (3ᵉ) sur les deux autres places du podium.

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« J’y ai cru à cette première victoire, mais j’ai eu beaucoup de mal dans le dernier kilomètre. Je suis allée au bout de moi-même », a réagi Océane Michelon au micro de France Télévisions, après avoir disputé la toute première épreuve de sa carrière aux JO. Impeccable au tir, la Savoyarde de 23 ans a devancé d’une vingtaine de secondes Lou Jeanmonnot, qui compte désormais trois médailles dans ces Jeux, après l’or sur le relais mixte et l’argent sur l’individuel.

Imprécise sur le pas de tir et « un peu malade », Julia Simon a, quant à elle, terminé à la 34ᵉ place, trois jours après avoir remporté l’or sur l’individuel. Justine Braisaz-Bouchet a de son côté fini 62ᵉ, deux rangs derrière la dernière biathlète qualifiée pour la poursuite, qui se déroulera dimanche 15 février. Avec sept médailles remportées en cinq épreuves – dont trois titres – l’équipe de France de biathlon a déjà égalé son record de podiums sur une même édition des Jeux, qui date de 2022 à Pékin. Elle peut espérer le battre dès demain, avec les épreuves de poursuite masculine et féminine.

Lucas Pinheiro Braathen fait vibrer le Brésil

Leurs homologues masculins du ski alpin sont moins en réussite dans ces Jeux. En slalom géant, Léo Anguenot a terminé à la 6ᵉ place, tandis que son compatriote Alban Elezi Cannaferina n’a pas été classé après avoir enfourché lors de la deuxième manche. Cette épreuve a été remportée par Lucas Pinheiro Braathen – avec un temps de 2 min 25 s en cumulé –, devant les Suisses Marco Odermatt (2ᵉ, 2 min 25 s 58) et Loïc Meillard (3ᵉ, 2 min 26 s 17).

Ce succès du skieur de 25 ans est historique : il offre au Brésil, et également à l’Amérique du Sud, sa toute première médaille olympique aux Jeux d’hiver. « C’est inexplicable. Je ne trouve pas les mots pour exprimer ce que je ressens, a déclaré Lucas Pinheiro Braathen à la chaîne TV Globo. Je voulais simplement partager ça avec tous ceux qui me regardent au Brésil. »

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Le nouveau champion olympique de slalom géant concourait auparavant pour l’équipe de Norvège, d’où est originaire son père, avec laquelle il avait remporté le petit globe de slalom en Coupe du monde, à l’issue de la saison 2022-2023. Après une mise en retrait de son sport de plusieurs mois, en raison de désaccords avec la Fédération norvégienne de ski sur des questions de droits à l’image, il avait ensuite fait son retour, en mars 2024, en changeant de nationalité sportive et en optant pour le Brésil, le pays de sa mère.

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En patinage de vitesse, Jordan Stolz a réalisé un doublé retentissant : vainqueur de la médaille d’or sur l’épreuve du 1 000 m en pulvérisant le record olympique (1 min 6 s 28), mercredi, l’Américain de 21 ans a réalisé la même performance sur le 500 m, en améliorant à nouveau la meilleure marque des Jeux sur la distance (33 s 77).

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