Des secouristes sur le lieu d’une attaque de drone russe contre un bus transportant des mineurs, dans la région de Dnipropetrovsk. Photo diffusée le 1ᵉʳ février 2026, par les services d’urgence de l’Etat ukrainien.

Moscou a mis fin à la courte « trêve de l’énergie », dimanche 1er février, en tuant avec un essaim de drones douze employés d’une mine de charbon et en tirant ce jour-là un total de 90 engins d’attaque à long rayon d’action.

Le 29 janvier, le président américain, Donald Trump, avait déclaré avoir personnellement demandé à son homologue russe, Vladimir Poutine, de ne pas bombarder Kiev et d’autres villes ukrainiennes pendant une semaine. Le lendemain, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait répondu que la trêve ne durerait que jusqu’au 1er février.

Dès la nuit du 31 janvier au 1er février, les frappes russes ont donc repris sur les régions de Kharkiv, Soumy, Dnipropetrovsk et Tcherkassy, ​​aggravant les coupures de courant subies par la population ukrainienne depuis le début de cet hiver inhabituellement rigoureux.

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Mais l’attaque qui a tué douze mineurs à Ternivka, dimanche, dans l’oblast de Dnipropetrovsk, présente un caractère inédit : la cible, un autobus circulant à plus de 70 kilomètres des premières positions russes, a été visée par des drones à long rayon d’action, de type Shahed. Une catégorie d’engins lourds produits en grande série par la Russie, emportant une charge explosive allant jusqu’à 90 kg, et qui, parce que préprogrammés avant leur tir, n’étaient capables jusque très récemment de ne frapper que des cibles fixes. La capacité d’attaque sur des véhicules en mouvement était limitée aux drones de petit calibre de type FPV (munition rôdeuse tactique à pilotage en immersion) ou Lancet emportant des petites charges explosives, jusqu’à 40 kilomètres.

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