
L’annonce a eu lieu le 3 mars devant le comité social et économique (CSE) de STB Stalaven. La direction de cet atelier de charcuterie et de produits traiteurs basée à Yffiniac (Côtes-d’Armor), 8e établissement employeur dans l’agroalimentaire en Bretagne, a présenté son « projet d’adaptation » à ses 650 salariés. Cinquante-sept suppressions de postes et cinq créations à venir « pour faire face à la dégradation structurelle de ses marchés et préserver la pérennité de l’entreprise », a-t-elle expliqué dans un communiqué.
« On s’attendait à ce qu’il se passe quelque chose avec la cession d’une partie de l’activité le 1er février, mais pas de cette ampleur », soupire Michel Humo, 58 ans, délégué syndical CFDT chez STB Stalaven. Pour celui qui est aussi secrétaire du CSE, ce sera le troisième plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) depuis 2012. « Ça commence à faire beaucoup… », déplore-t-il en se préparant aux négociations à venir, avec comme premiers objectifs, « le moins de départs contraints possible » et des « mesures d’accompagnement à la hauteur du préjudice subi ».
Le représentant est loin d’être le seul à démarrer d’intenses tractations avec sa direction. Ces derniers mois, la Bretagne a recensé une série d’annonces de restructurations dans l’agroalimentaire, secteur-clé qui représentait 40,1 % des emplois industriels de la région en 2020 d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
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