L’enseigne s’était restructurée financièrement en janvier, arrachant à ses banques un plan de soutien.
Elle a finalement décidé de réduire ses effectifs de 5% et de fermer 11 de ses 570 magasins à travers la France.
Plus de 300 personnes sont concernées par un plan de sauvegarde de l’emploi.

Les salariés retenaient leur souffle depuis plusieurs semaines. L’enseigne en difficulté GiFi, qui s’était restructurée financièrement en janvier, a annoncé jeudi vouloir réduire ses effectifs de 5%, sur un total de 6.000 personnes en France, et fermer 11 de ses 570 magasins spécialisés dans les articles de bazar (nouvelle fenêtre)

Ce plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) concernerait 186 salariés du siège du groupe à Villeneuve-sur-Lot, qui emploie actuellement 730 personnes, et 116 dans 11 magasins voués à fermer car ils « n’ont pas pu être redressés, ni repris », a expliqué l’entreprise dans un communiqué. Ils sont situés à Lyon, Thiais (Val-de-Marne), Stains (Seine-Saint-Denis), Pontault-Combault (Seine-et-Marne), Toulouse, Neuville-en-Ferrain (Nord), Saint-Claude (Jura), Saverne (Bas-Rhin), La Ferté Macé (Orne), Tonnerre (Yonne) et Besançon. Ces mesures ont été présentées aux organisations syndicales lors d’une réunion du Conseil économique et social jeudi. Sollicitées par l’AFP, celles-ci n’ont pas donné suite dans l’immédiat.

Parallèlement, le groupe engage un « plan d’urgence » destiné à le « recentrer sur la performance de son modèle discount et ses clients », en repositionnant ses produits « au plus près de leurs attentes et de leur pouvoir d’achat », avec une « plus grande agressivité sur les prix ». « Nous croyons au renouveau de GiFi qui est une marque incontournable du discount en France, avec une forte notoriété sur un marché en croissance (+8% par an) », affirme Philippe Brochard, dirigeant chargé du plan de transformation. 

En janvier, GiFi avait arraché à ses banques un plan de soutien financier, moyennant la mise en place d’une nouvelle gouvernance. Le fondateur de l’enseigne Philippe Ginestet, 70 ans, s’était mis en retrait des commandes opérationnelles de l’entreprise fondée en 1981, confiées à un directoire, tout en réinjectant de l’argent. Le groupe, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros en 2024, a essuyé des pertes depuis deux ans, les premières depuis sa création.

M.L. avec AFP

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