
La Cour des comptes a rendu, lundi 2 février, un rapport qui épingle avec dureté la gestion des lycées militaires, ces établissements d’excellence où sont scolarisés, aujourd’hui, environ 4 500 élèves en France. Au-delà de critiques concernant le manque de cohérence entre le coût qu’ils représentent pour l’Etat et la faiblesse du contrôle dont ils font l’objet du fait de leur très grande autonomie, ce document étrille de manière plus inhabituelle la persistance de comportements « graves », « sexistes », et « racistes » en leur sein.
Les six établissements concernés sont les lycées militaires d’Autun (Saône-et-Loire), de Saint-Cyr-l’Ecole (Yvelines), d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), le Prytanée national militaire de La Flèche (Sarthe). A ces quatre établissements qui dépendent de l’armée de terre s’ajoute le lycée naval de Brest (Finistère), sous tutelle de la marine, et l’Ecole des pupilles de l’air et de l’espace de Grenoble, qui relève de l’armée de l’air et de l’espace. Leur coût global de fonctionnement est évalué à 140 millions d’euros par an, auxquels s’ajoutent 234 millions d’euros d’investissements sur la période 2018-2030.
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