Le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, Jerome Powell, au siège de l’institution, à Washington, le 28 janvier 2026.

Jerome Powell s’avance le pas un peu plus léger, à l’approche de l’avant-dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed) sous sa présidence, mardi 17 et mercredi 18 mars. Le président de la banque centrale américaine voit s’éloigner le risque de poursuites judiciaires, dirigées par la Maison Blanche à son encontre. Un juge fédéral a annulé, vendredi 13 mars, les assignations à comparaître émises par Jeanine Pirro, la procureure de Washington, une proche du président américain, Donald Trump, dans une affaire de dérapage des coûts de rénovation des bâtiments de l’institution monétaire, largement vue comme une tentative de faire pression sur son patron.

« Il existe de nombreuses preuves que le but principal (sinon unique) des assignations à comparaître est de harceler et de faire pression sur Powell pour qu’il cède au président ou qu’il démissionne et cède la place à un président de la Fed qui le fera », écrit le juge James Boasberg dans une décision d’une rare sévérité pour l’action publique.

Ce nouveau revers pour l’administration Trump n’éteint pas complètement les poursuites – la procureure a l’intention de faire appel –, mais il vient s’ajouter à une longue liste de décisions judiciaires favorables à l’institution face à l’exécutif, notamment de la part de la Cour suprême, à majorité conservatrice.

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