Après le cessez-le-feu, annoncé le 10 octobre 2025, la bande de Gaza était censée recevoir une aide humanitaire massive. Les évacuations médicales vers l’étranger, quasi impossibles depuis la prise de la ville frontalière de Rafah par Israël au printemps 2024, devaient reprendre. Mais dans les faits, les restrictions israéliennes n’ont été levées que très partiellement et, depuis le 28 février, début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, tous les points d’entrée et de sortie des territoires occupés ont été refermés par l’Etat hébreu – à l’exception de celui de Kerem Shalom dans le sud de Gaza, laissé entrouvert sous pression américaine. Pat Griffiths, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge à Jérusalem, décrypte pour Le Monde les répercussions de la guerre sur les territoires palestiniens, où la situation humanitaire et médicale continue de se dégrader.
Dans quel état se trouve le système de santé de Gaza ?
A Gaza, avant le 28 février déjà, les besoins humanitaires étaient extrêmement élevés. Le système de santé était presque au point de rupture. Il existait des restrictions sur les médicaments et les équipements pouvant entrer dans l’enclave, ainsi que sur les évacuations médicales. Depuis le lancement de la guerre, les restrictions israéliennes se sont accrues et la crise s’est aggravée avec une diminution du volume de marchandises autorisées et des mouvements de personnel.
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