A l’approche des élections municipales [les dimanches 15 et 22 mars], nos communes doivent rester des espaces de vie, de solidarité, de liberté et de lutte contre toutes les discriminations. Certaines forces politiques, en particulier l’extrême droite, tentent de se présenter comme protectrices des territoires. Nous, organisations de la société civile, portons une conviction brûlante : le projet politique de l’extrême droite est incompatible avec l’écologie, la justice sociale, l’antiracisme, les solidarités locales et les libertés associatives et culturelles qui font vivre nos territoires.
Canicules, sécheresses, incendies, inondations, pollutions de l’eau et de l’air rappellent que nos territoires sont déjà exposés aux conséquences de la crise écologique. A l’Assemblée nationale comme dans certaines communes où elle est élue, l’extrême droite s’oppose au développement des énergies renouvelables tout en promouvant des projets liés à l’exploitation d’hydrocarbures. Elle remet en question les politiques de rénovation énergétique des logements, soutient les pesticides, les mégabassines et l’élevage industriel, et promeut même des mesures qui aggravent la vulnérabilité aux inondations et autres risques climatiques.
L’extrême droite fragilise la justice sociale et les solidarités. Son hostilité aux personnes migrantes se traduit par la stigmatisation et par le refus, voire la fermeture de dispositifs d’accueil. Elle porte aussi atteinte à la lutte contre les discriminations, notamment liées à l’origine et au genre, y compris dans l’accès au logement social. Adversaire des mal-logés et des plus précaires, elle renforce la pauvreté plutôt que la combattre, par les expulsions et la criminalisation des locataires et des sans-abri.
Les libertés d’expression et de création sont de plus en plus menacées. Certains élus d’extrême droite tentent d’obtenir la déprogrammation d’artistes ou l’annulation de subventions. Des membres de l’extrême droite perturbent spectacles, films ou expositions jugés contraires à leur morale. Ce qui favorise une forme d’autocensure chez les programmateurs, malgré la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, qui protège pourtant ces libertés depuis dix ans.
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