Une photo mise à disposition par le Haut-Commissariat en Polynésie le 14 février 2026 montre la Marine nationale française interceptant un navire suspect sur lequel 2,4 tonnes de cocaïne ont été trouvées, en zone maritime de Polynésie française.

La Marine nationale a saisi 2,4 tonnes de cocaïne sur un navire en Polynésie française lors d’une opération menée en coopération avec les Etats-Unis, a déclaré, samedi 14 février, le Haut-Commissariat dans un communiqué.

Cette saisie de 100 ballots de cocaïne, réalisée jeudi en haute mer avec l’appui d’un avion Falcon Gardian des forces armées, porte à près de douze tonnes la quantité de cocaïne saisie dans les eaux polynésiennes en un mois : trois saisies massives – entre deux et cinq tonnes chacune – sur des navires, mais aussi 473 kg dans un container sur le port de Papeete. Comme lors des dernières saisies, la drogue a été détruite en mer.

Ces stupéfiants ne sont pas destinés à la Polynésie française, mais les trafiquants traversent ses eaux depuis les pays producteurs, en Amérique latine, jusqu’aux pays consommateurs du Pacifique tels que la Nouvelle-Zélande et surtout l’Australie.

L’équipage laissé libre

« Conformément aux pratiques applicables en droit international et en lien avec le parquet de Papeete, le navire et son équipage ont repris leur navigation », précise le communiqué du Haut-Commissariat. Cette pratique avait précédemment choqué en Australie, mais le parquet de Papeete préfère consacrer ses moyens aux affaires qui touchent directement la Polynésie.

Il laisse donc aux pays des pavillons de ces navires, ou aux pays destinataires de la drogue, le soin de traiter ces dossiers complexes. Les navires contrôlés restent surveillés par les Etats du Pacifique.

Cette opération des forces armées a été appuyée par la gendarmerie nationale et l’Office français anti stupéfiants (OFAST), avec « la coopération de services du gouvernement américain », a précisé la même source.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Firat Cinko, le narcotrafiquant international qui œuvrait à 200 mètres de l’Elysée

Le Monde avec AFP

Share.
Exit mobile version