Un membre de la Garde nationale mauritanienne pilote un drone à la périphérie de Oualata, le 6 avril 2025. Pour apprivoiser ce vaste territoire qui partage 2 200 km de frontières souvent poreuses et mal définies avec le Mali en proie à une insurrection djihadiste, la Mauritanie s’est appuyée sur la lenteur du dromadaire là où les 4x4 s’enlisent.

« Vous pouvez même passer la nuit ici, c’est sans risque. » Solennel, les bras croisés derrière son large bureau vide, le « hakem » (préfet) de la ville de Fassalé tient à faire savoir que, malgré les 3 kilomètres qui séparent la commune mauritanienne du Mali, déstabilisé par la présence djihadiste, la zone est « très sécurisée ». Face à l’escorte de véhicules blancs du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, il le répète : « Il n’y a rien à craindre, la situation est sous contrôle. »

Si le responsable tient tant à rassurer ses interlocuteurs, c’est parce que, au début de la décennie 2010, la Mauritanie a été la cible de nombreuses actions de groupes affiliés à Al-Qaida, faisant l’objet d’attaques contre des militaires ou des ambassades étrangères, d’assassinats et d’enlèvements de civils occidentaux.

La menace demeure. Le 1er juillet, le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans a revendiqué plusieurs attaques dans l’ouest du Mali, tout près du Sénégal et de la Mauritanie. Mais, depuis 2011, celle-ci, qui partage près de 2 200 kilomètres de frontière avec le Mali, n’a plus été touchée sur son sol.

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