Le président russe, Vladimir Poutine, pendant une réunion du Conseil de sécurité, au Kremlin, à Moscou, le 27 février 2026.

Quatre ans après avoir envahi l’Ukraine, Moscou continue d’agiter la menace nucléaire. Les blogs « Z », lettre symbole de la communauté militaire et nationaliste russe, se sont fait l’écho, ces jours-ci, d’informations prétendument exclusives du renseignement extérieur : Londres et Paris seraient sur le point de fournir « clandestinement au régime nazi de Kiev » des armes nucléaires. « L’ennemi n’hésite devant aucun moyen. Il doit comprendre comment cela pourrait se terminer », a prévenu le président russe, Vladimir Poutine, le 24 février, jour anniversaire de l’invasion, lors du conseil du FSB (services de renseignement, un des héritiers du KGB).

L’ancien président Dmitri Medvedev, désormais secrétaire adjoint du Conseil de sécurité, s’est montré plus menaçant encore : « La Russie sera contrainte d’utiliser toutes ses armes nucléaires, y compris non stratégiques, contre des cibles en Ukraine constituant une menace pour notre pays. Et, si nécessaire, contre les pays fournisseurs se rendant complices d’un conflit nucléaire avec la Russie. »

Le conseiller du Kremlin, Sergueï Karaganov, pin’s d’ogives nucléaires à son revers de costume, envisage régulièrement, en public, le recours à l’arme atomique, « péché nécessaire pour sauver l’humanité ». Dans ses écrits et interviews, il a suggéré une frappe nucléaire limitée pour forcer l’Occident à reculer en Ukraine, éviter une troisième guerre mondiale et « ramener à la raison les élites européennes ».

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