
Martin de La Soudière, ethnologue au CNRS et enseignant à l’Ecole nationale supérieure de paysage à Versailles, est mort le 2 février à Bobigny (Seine-Saint-Denis), à l’âge de 81 ans. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages, d’une cinquantaine d’articles sur les paysages ruraux, la vie en montagne ou encore les saisons, il incarnait la figure de l’inclassable scientifique poète, fuyant les mondanités académiques.
Né le 20 août 1944 à Port-d’Envaux (Charente-Maritime) dans l’imposante demeure médiévale de la famille, le jeune Martin, élevé à Paris, passe les étés de son enfance et de son adolescence avec les sept autres membres de sa fratrie dans la maison de vacances, située sur le plateau de Lannemezan (Hautes-Pyrénées). Des séjours qui vont déterminer durablement sa vie, grâce à la découverte de la montagne, ses Pyrénées, et à ses premières prises de notes, dans un carnet d’escalade, dès 1953.
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