
Dans la galaxie des consoles Nintendo, la Switch est désormais l’astre le plus éclatant. L’appareil sorti en mars 2017 s’est vendu à 155,37 millions exemplaires, d’après les chiffres de vente officiels mis en ligne le 3 février sur le site du constructeur. Un record pour l’entreprise, qui fabrique pourtant des consoles depuis 1977 : la Switch devance ainsi la Wii (101 millions exemplaires), la Game Boy (118,7 millions exemplaires) et la Nintendo DS (154 millions exemplaires). Au point de talonner aujourd’hui la PlayStation 2, sortie en 2000 et dont le record semblait encore récemment intouchable : avec ses 160 millions d’unités écoulées, elle reste encore la console de jeux vidéo la plus vendue de tous les temps.
« En 2017, personne n’aurait imaginé un succès de cette ampleur car Nintendo venait de connaître deux échecs consécutifs avec la WiiU [console de salon sortie en 2012] et la 3DS [console portable sortie en 2011] », estime James McWirther, spécialiste de l’industrie vidéoludique pour le cabinet d’analyses stratégiques britannique Omdia. A ce moment crucial, Nintendo tente le pari d’une improbable hybride, mi-plateforme de salon, mi-portable. Avec son écran intégré, ses manettes détachables et son socle pour la brancher sur la télé, l’appareil abolit, en effet, la distinction entre deux espaces de jeux, le foyer et le monde extérieur, traditionnellement cloisonnés.
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